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Le Maroc enregistre quotidiennement 153 naissances hors mariage

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pieds-de-bebeSelon des statistiques révélées mercredi à Rabat, le Maroc enregistre quotidiennement 153 naissances hors mariage, 24 abandons de nouveau-nés et 200.000 mères célibataires.

L’insuffisance des dispositifs mis en place pour remédier à la problématique des grossesses non désirées et éviter les avortements clandestins requiert la mise en place d’un plan d’action, élaboré selon une vision globale et une approche participative, pour faire face à ce problème de santé, a affirmé le ministre marocain de la Santé El Houssaine Louardi à l’ouverture d’une rencontre tenue mercredi, ayant pour thème « l’avortement : encadrement législatif et exigences de sécurité sanitaire ».

Le ministre marocain a fait savoir que les avortements clandestins se font souvent dans des conditions insalubres qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de sécurité sanitaire.

« Par crainte des sanctions prévues par le code pénal en vigueur sur l’avortement, qui punit le prestataire, l’intermédiaire et la bénéficiaire d’une année à cinq ans de prison, les filles et les femmes ont recours à des méthodes archaïques en utilisant des objets tranchants et non stériles ou des herbes toxiques ou de médicaments inappropriés », a-t-il dit.

Cela « aboutit à des complications sur la santé telles que l’infection ou l’hémorragie sévère ou l’insuffisance respiratoire et même hépatique, entraînant le décès dans des conditions très pénibles », a-t-il précisé.

D’après le deuxième rapport de l’Enquête confidentielle sur les décès maternels de 2010, cité par M. Louardi, les complications de l’avortement sont responsables d’environ 4,2 % de l’ensemble des décès maternels et de 5,5% des décès maternels secondaires à des complications obstétricales directes.

Après avoir rappelé que le Code pénal marocain ne permet l’avortement médical qu’en cas de nécessité de préserver la vie ou la santé de la mère, le ministre a indiqué que la loi, qui régit l’avortement au Maroc, se trouve aujourd’hui dépassée et ne répond plus aux défis actuels de protection de la santé de la mère et ses droits reproductifs.

C’est pourquoi, cette loi qui pousse chaque année un grand nombre de jeunes marocaines vers l’avortement clandestin, devrait bientôt être amendée.

Un débat autour de cette question, rassemblant tous les acteurs concernés vient enfin d’être lancé. Le ministre marocain de la Santé a également indiqué que son département est en train d’élaborer un plan d’action.

xinhua

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