Politique

Un membre d’Al Adl wal Ihsane arrêté pour adultère

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errikLe disciple du mouvement « Al Adl Wal Ihsane », Mustapha Errik, arrêté récemment par les services de police, est poursuivi dans une affaire d’adultère, selon la préfecture de la police de Casablanca.

« Suite aux informations publiées sur les réseaux sociaux et laissant entendre que ce citoyen a été arrêté en dehors de la loi, les services de la préfecture de police de Casablanca rejettent ces allégations dénuées de tout fondement et affirment que cette interpellation s’est faite dans le cadre de la loi », affirme la préfecture dans un communiqué relayé lundi par l’agence MAP.

Le mis en cause a été arrêté le 13 mars à 19h00 en flagrant délit d’infidélité conjugale dans l’appartement de sa complice et les faits ont été constatés par un officier de la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent, ajoute la même source précisant que « tous les éléments à charge ont été saisis pour les besoins de l’enquête, conformément aux garanties et droits prévus par la loi ».

Le communiqué souligne que conformément aux dispositions juridiques en vigueur, la femme du mis en cause a été convoquée par la police judiciaire de la ville d’El Jadida, lieu de résidence habitude du mis en cause et de son épouse, pour l’informer de l’arrestation en flagrant délit d’infidélité conjugale de son mari et garantir ainsi son droit de poursuivre ou non son époux, ajoutant que la femme n’a pas repris contact avec les services concernés de la préfecture de police de Casablanca, comme elle l’a promis de faire, jusqu’à la comparution de son époux devant le parquet.

« Ces informations apportent un démenti catégorique aux allégations et déclarations du responsable d’une commune selon lesquelles l’épouse de l’accusé était présente devant les locaux de la préfecture de police de Casablanca et qu’elle a été interdite de lui rendre visite », poursuit le communiqué, précisant que la visite rendue par quatre avocats au mis en cause au siège de la police judiciaire « contredit les allégations sur l’arrestation illégale de ce dernier ».

La préfecture de police de Casablanca fait savoir qu’à l’issue de l’enquête, le mis en cause et sa complice ont été présentés au parquet compétent à quelques heures de la fin de la période de la garde à vue, affirmant que le parquet a demandé d’approfondir l’enquête, de reprendre contact avec l’épouse de l’accusé et d’accélérer l’expertise sur les téléphones portables des deux mis en cause au vu de l’existence de SMS échangés entre les deux parties, ainsi que sur les sous-vêtements saisis à cette occasion dans le cadre de l’enquête.

La même source conclut que les deux mis en cause ont été présentés devant le parquet compétent suivant une procédure légale, accompagnée de toutes les preuves matérielles et résultats des expertises technique, scientifique et d’ADN.

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