Politique

Miloudi Moukharik reconduit au poste de Secrétaire général de l’UMT

Moukharik

MoukharikMiloudi Moukharik a été reconduit, samedi soir, au poste de Secrétaire général de l’Union Marocaine de Travail (UMT) pour un mandat de quatre ans, à l’issue du 11-ème congrès de la centrale syndicale, tenu à Casablanca.

Né en 1950, Miloudi Moukharik a été élu pour la première fois à la tête de l’UMT lors du 10-ème congrès national de l’Union en 2010 succédant ainsi au défunt chef historique de l’UMT, Mahjoub Ben Seddik, à la tête de ce syndicat depuis sa création en 1956, jusqu’à sa mort en septembre 2010.

Les congressistes ont également décidé de porter de 160 à 332 le nombre des membres des Comités administratifs au secrétariat national. Les membres du Secrétariat général et du Bureau national, quant à eux, ont été fixés respectivement à 15 et 23.

Dans son communiqué final publié à l’issue de son Congrès national, l’UMT note avec « satisfaction » la tenue de cette assemblée qui coincide avec le 60-ème anniversaire de la création de la centrale syndicale, appelant le gouvernement à répondre « dans les meilleurs délais » aux revendications économiques et sociales adoptées lors du 11ème congrès de l’UMT.

Il a également dénoncé « l’atermoiement » de l’exécutif et son « désengagement » dans l’institutionnalisation d’un véritable dialogue social, tout en lui endossant la responsabilité de vider le dialogue social de son contenu.

L’UMT a aussi insisté sur l’impératif pour le gouvernement de mener des négociations « collectives », sereines » et « responsables » pour aboutir à des « accords et engagements contraignants », rejetant les mesures « unilatérales » et « impopulaires » entreprises par le gouvernement et tous les projets de lois tendant à « saper les acquis de la classe ouvrière et l’ensemble des salariés ».

Au sujet de l’intégrité territoriale du Royaume, l’UMT a réitéré sa position constante sur la cause nationale et son attachement à l’unité territoriale du Maroc, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans la levée du blocus imposé aux Marocains sahraouis séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf.

La centrale a également souligné la nécessité de « récupérer les présides de Sebta et Melilia et les iles du Nord », tout en oeuvrant à « la réalisation de l’unité maghrébine tant attendue ».

Evoquant les questions arabes, l’UMT a exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien et son soutien à la lutte de sa classe ouvrière contre l’arrogance sioniste ignoble.

L’UMT a aussi exprimé sa solidarité avec les peuples syrien, libyen et yéménite dans leur lutte contre les formes d’exploitation et d’oppression et pour la réalisation de leurs aspirations légitimes à la liberté et la démocratie. Placé sous le thème « Notre combat unitaire et revitalisé se poursuit pour une société de liberté, de démocratie et de justice sociale », ce congrès a vu la participation de près de 2.000 délégués syndicaux représentant les unions locales et régionales, les Fédérations professionnelles et les organisations parallèles de la jeunesse ouvrière des femmes. L’UMT, première centrale syndicale à être créée au Maroc en mars 1955, compte 26 fédérations, 58 unions locales et régionales et 9 syndicats nationaux professionnels.

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