Politique

Opération au Yémen : le Maroc se dit « aux côtés » de l’Arabie saoudite

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f16marocLe Maroc a affirmé jeudi être aux côtés de l’Arabie saoudite » et exprimé son « appui » en faveur « de la légitimité au Yémen », sans toutefois confirmer sa participation à l’intervention militaire lancée dans la nuit en soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour.

L’Arabie saoudite a lancé ses avions de combat pour bombarder des positions des rebelles chiites Houthis, dans le but de venir en aide au chef de l’Etat yéménite, et cette opération militaire implique « plus de 10 pays » dont le Maroc, selon Riyad.

Dans la foulée, Rabat a exprimé « sa totale solidarité avec l’Arabie saoudite » et son « appui à préserver la légitimité au Yémen », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié par l’agence MAP.
Le Maroc « se tient aux côtés de l’Arabie Saoudite dans ses efforts visant à défendre son territoire et à empêcher toute (…) menace à la sécurité de la région », ajoute le texte, qui ne fait toutefois aucune mention explicite d’une participation militaire.

Selon le chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya, Riyad a mobilisé 150 000 militaires et 10 avions de combat tandis que les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Bahreïn et Koweït 15 appareils chacun et le Qatar 10. En plus de ces pays du Golfe voisins du Yémen, l’action mobilise d’autres alliés de l’Arabie saoudite comme l’Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Riyad.

Les avions saoudiens ont visé dans la nuit des positions des Houthis, qui sont soutenus par l’Iran et menacent de prendre le contrôle d’Aden, la grande ville du sud fief du président Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Rabat participe déjà, sous commandement des Emirats arabes unis –et dans la plus grande discrétion–, aux frappes de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers de territoires en Syrie et en Irak. Le Maroc entretient des rapports étroits avec l’Arabie saoudite. En 2011, les monarchies arabes du Golfe avaient proposé à Rabat, ainsi qu’à Amman, de rejoindre le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Si cette offre n’a pas abouti, le CCG a créé au cours des mois suivants un fonds de cinq milliards de dollars en faveur des deux pays. La Jordanie a confirmé jeudi matin sa participation à l’intervention militaire au Yémen.

afp

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