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Tunisie : le bilan s’alourdit, quatre soldats tués dans une embuscade

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tnemQuatre soldats tunisiens ont été tués mardi et six autres blessés dans une embuscade dans la région de Kasserine, une zone d’activité de jihadistes dans le centre-ouest du pays, a annoncé la télévision nationale, citant le ministère de la Défense.

« Quatre soldats sont morts en martyrs et six autres blessés dans une embuscade contre une patrouille militaire à Sbeïtla, selon le porte-parole du ministère de la Défense », ont annoncé les chaînes d’Etat Wataniya 1 et 2 sur une bandeau s’affichant à l’écran.

Un précédent bilan faisait état de trois morts et six blessés.

Le ministère de la Défense était injoignable dans l’immédiat et aucune indication n’a été donnée sur les circonstances de l’embuscade.

Selon une source militaire interrogée par l’AFP, l’attaque a eu lieu non loin de la ville de Sbeïtla et près du Mont Mghilla. Plusieurs médias tunisiens ont indiqué, sans citer de source, que les militaires avaient été visés par un tir de RPG.

La région de Kasserine, frontalière de l’Algérie, est le théâtre de heurts armés réguliers entre des jihadistes et les forces tunisiennes. Depuis décembre 2012, une soixantaine de policiers, gendarmes et soldats ont ainsi été tués dans des embuscades où des explosions de mines. La majorité ont péri dans cette région.

La plus sanglante en juillet 2014 a coûté la vie à 14 soldats sur le mont Chaambi, un massif à la frontière avec l’Algérie considéré comme la principale base arrière du maquis jihadiste.

Le groupe armé actif dans la zone est la Phalange Okba Ibn Nafaa liée à Al-Qaïda. Selon les autorités, il est aussi responsable de l’attaque sanglante contre le musée du Bardo le 18 mars à Tunis. C’est pourtant un autre groupe, lié lui à l’organisation Etat islamique (EI), qui a revendiqué l’attentat.

La Tunisie a annoncé fin mars avoir tué l’Algérien Abou Sakhr, l’homme qu’elle considérait comme le chef de Okba Ibn Nafaa et l’organisateur de l’attaque du Bardo.

Tunis est confronté depuis la révolution de 2011 à l’essor d’une mouvance jihadiste armée toujours plus violente.

Par ailleurs, quelque 3.000 Tunisiens sont partis combattre dans les rangs de groupes radicaux en Syrie et en Irak. Environ 500 de ces vétérans sont rentrés en Tunisie et les autorités les considèrent comme l’une des principales menaces sécuritaires pour le pays.

Enfin, le chaos en Libye voisine a aussi favorisé l’émergence de groupes jihadistes qui forment notamment des Tunisiens au maniement des armes à l’instar des deux assaillants du musée du Bardo qui ont tué 21 touristes étrangers et un policier tunisien.

AFP

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