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L’ANRT table sur un parc de 50 millions d’abonnés à la téléphonie mobile à l’horizon 2018

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portablesLa Note d’orientations générales pour la poursuite du développement du secteur des télécommunications à l’horizon 2018, qui vient d’être adoptée par le dernier conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), prévoit d’atteindre 50 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, 2 millions d’abonnés à la téléphonie fixe et 22 millions d’abonnés à internet.

Cette note, qui prévoit également un chiffre d’affaires estimé à 34 milliards de dirhams pour le secteur des télécommunications à cet horizon, a pour objectif de donner la visibilité requise aux acteurs existants et potentiels du secteur et de tracer les mesures et actions à déployer en vue de son développement, selon l’ANRT.

Pour atteindre ces objectifs, la note insiste sur l’encouragement de l’investissement et la consolidation du marché national des télécommunications, la poursuite du déploiement effectif du Plan national pour le développement du haut et très haut débit (PNHD), le développement et la mise en œuvre de modèles visant la mutualisation des infrastructures dans le but de permettre la diversification des offres de services pour l’ensemble de la population, l’activation des leviers de régulation permettant l’ouverture effective à la concurrence de certains segments du marché des télécommunications, ainsi que la mise à niveau du cadre juridique et légal pour prendre en compte les évolutions imposées par la convergence des réseaux de télécommunications, de l’audiovisuel et de l’informatique et l’apparition de nouveaux services et acteurs du numérique.

Le PNHD, lancé en 2012 et dont la réalisation s’étale sur 10 ans, vise notamment à permettre à l’ensemble de la population d’avoir accès à internet avec un débit minimum de 2 MB/s, et aux services publics d’avoir accès, dans un délai de 5 ans, à internet haut débit avec un débit minimum de 2 Mbits/s.

La note dresse un bilan « globalement positif » de la période précédente, avec un nombre d’abonnés à la téléphone fixe et mobile qui s’est établi à fin 2014 à près de 47 millions d’abonnés, correspondant à un taux de pénétration de plus de 140 pc, contre une prévision de 32 millions d’abonnés.

Le nombre d’abonnés internet a atteint près de 10 millions à fin 2014 contre une prévision de 2 millions, alors que la baisse des prix, notamment celle des communications voix mobile, a atteint près de 75 pc contre une prévision de 40 pc pour cette période.

Néanmoins, fait remarquer la même source, certains leviers de régulation n’ont pas pu être pleinement déployés durant la même période, alors que d’autres n’ont pas produit les effets escomptés malgré leur mise en œuvre. Ainsi, le marché des services fixes filaires, celui des services aux entreprises de même que le partage des infrastructures ont connu des évolutions plutôt limitées et devront bénéficier durant la période à venir, d’une attention particulière afin d’accroître l’usage des nouvelles technologies dans le domaine professionnel et de maintenir la compétitivité de la destination Maroc notamment dans le domaine de l’offshoring.

Selon la note, le secteur des télécommunications se doit de déployer les efforts nécessaires pour répondre aux besoins de l’accès à internet haut et très haut débit, aussi bien mobile que fixe notamment pour les administrations et les entreprises, à la forte pénétration des Smartphones et à l’explosion des usages numériques « qui impose une réflexion profonde sur un nouveau cadre de régulation pouvant apporter les garanties nécessaires aux consommateurs en termes de qualité de services offerts, tout en permettant aux acteurs du marché de rentabiliser leurs nouveaux investissements ».

Les orientations générales du secteur des Telecom pour la période à venir devront aussi prendre en compte les tendances prévisionnelles au niveau du marché mondial des télécommunications, qui font ressortir une baisse structurelle des résultats des grands opérateurs mondiaux devant se poursuivre jusqu’en 2019, fait observer la même source soulignant que la relance du marché marocain des télécommunications ne peut, en conséquence, se faire sans apporter des réponses « claires » à toutes ces évolutions, à travers la mise en place d’un environnement permettant aux acteurs du marché d’engager les investissements nécessaires pour répondre aux besoins des usagers dans les meilleurs conditions.

S’agissant en particulier du renforcement de la mise en œuvre des leviers de régulation, la Note insiste sur l’éclosion d’un nouveau modèle de marché, porté par un développement « structuré, harmonieux et coordonné » des infrastructures, ajoutant que la réalisation de cet objectif passe en premier lieu par le parachèvement avant fin 2015 de la révision en cours du cadre législatif et réglementaire ainsi que par une mise en œuvre « effective et réussie » du partage des infrastructures.

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