Musique

Jazzablanca: Casablanca découvre le « Candy Style »

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candyProgrammée du 18 au 23 avril, la 10è édition du Jazzablanca pousse les portes sonores du jazz, un univers musical atypiques à l’image de la saxophoniste, Candy Dulfer.

Tranquillement, en une décennie, le festival de Jazz de Casablanca s’est fait une place à l’ombre des tours de la capitale économique.

En fin de journée, alors que l’accalmie reprend ses droits, les notes du festival Jazzablanca invitent à l’apaisement, puis à l’embrasement, comme c’est le cas, chaque jour, depuis samedi, place des Nations-Unis où une scène gratuite propose aux Bidaouis de pénétrer l’univers d’un genre musical tout à fait particulier, le jazz et ses déclinaisons : Funk, Blues, Pop, Rock…

Mardi, c’était au tour d’une formation locale, Sunsparks de donner le ton de la soirée avec leur postjazz teinté de rock psychédélique, avant-gout d’une soirée plus cossue, qui a pris ses quartiers dans l’hippodrome de Casa-Anfa avec la saxophoniste Candy Dulfer.

Révélée au grand public par Prince, qui l’engage dans son groupe de musiciens, embarquée dans une tournée avec Madonna, aperçue lors d’un concert avec le mythique groupe britannique, Pink Floyd, la Néerlandaise acquière rapidement une renommée internationale incarnée par les envolées lyriques de son saxophone dans des tubes comme «Lily Was Here» avec Dave Stewart, guitariste des Eurythmics.

« Le fait de côtoyer ces grandes stars m’a permis d’accéder rapidement à la notoriété, mais j’ai choisi de ne pas me contenter de ces seconds rôles », explique-t-elle à Menara, quelques heures avant son entrée en scène au Jazzablanca. « Cela est du à mon trait de caractère proprement néerlandais qui veut que l’on a tendance à toujours vouloir s’affirmer », ajoute-t-elle.

L’artiste vole aujourd’hui de ses propres ailes avec à son actif  plusieurs albums, comme Saxuality (1990) ou encore Crazy (2012), dans lesquels elle revisite le jazz à travers le funk ou encore la pop. « Mon style est fait est fait d’un peu de tout… funk, hip hop, house music, punk, rock… C’est pourquoi j’écoute la radio », nous confie-t-elle.

« Quand on me demande quel genre de musique je joue, j’ai du mal à répondre. En fait je joue du « Candy Style ». Ce style atypique, elle le doit en grande partie à son père, le saxophoniste tenor Hans Dulfer,  mais pas uniquement.

« Très jeune, j’écoutais les classiques qu’écoutait mon père, comme Charlie Parker. Mais après, au collège, j’ai ressenti le besoin d’explorer d’autres horizons, plus actuels, comme Diana Ross. Candy n’a pas non plus oublié l’héritage world music de son père dont on retrouve les inspirations dans des morceaux comme « What you do with the music ».

« Dans ce morceau on retrouve des inspirations nord-africaine, du moins je pense » explique Candy Dulfer qui a programmé le morceau pour la soirée de Jazzablanca.

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