Politique

La Cour des comptes pointe du doigt les dysfonctionnements du secteur de la santé

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cour-des-comptesLe secteur de la Santé souffre, malgré certains acquis importants, de plusieurs dysfonctionnements en matière de gestion et de prestations de service, qui ne sont pas à la hauteur des aspirations des citoyens, révèle la Cour des comptes dans son rapport 2013. Présenté par le premier président de la Cour des comptes, Driss Jettou, mercredi au parlement, lors d’une séance conjointe des chambres des représentants et des conseillers, le Rapport note que sur la base du contrôle de la gestion des projets d’extension du réseau des établissements de santé, plusieurs dysfonctionnements ont été relevé, comme la non-disposition par le ministère de la Santé d’une carte sanitaire contrairement à la loi relative au système de santé et à l’offre de soins. Parmi les principales répercussions négatives de cette situation, « anormale et inacceptable » au regard des carences du secteur public de la santé au Maroc, le rapport cite l’existence de 151 établissements de soins de santé de base qui sont prêts mais non opérationnels dans les milieux rural et urbain. Le document pointe aussi du doigt l’absence d’évaluation par le ministère de ses plans stratégiques afin d’identifier les résultats réalisés par rapport aux objectifs escomptés, soulignant l’absence d’une vision globale et intégrée des opérations d’aménagement des établissements de santé et de mise à niveau de certains hôpitaux en dépit de leurs coûts élevés. S’agissant de la gestion des équipements biomédicaux, le rapport note que la mission de contrôle de la Cour des comptes a relevé les grands efforts déployés par le ministère de la Santé pour doter les unités de santé, principalement les nouveaux centres hospitaliers universitaires, d’équipements et de matériels de santé. Ces efforts n’ont pas été accompagnés par une mise à niveau du cadre juridique afin d’actualiser et d’adopter des textes législatifs et organiques relatifs à la gestion du matériel biomédical, ajoute la même source, relevant l’absence de création, conformément à la législation en vigueur, de structures chargées de la coordination, la règlementation, la planification, le contrôle et la sécurité de ce type de matériel et ce contrairement à la législation en vigueur. Le rapport fait, en outre, remarquer que les acquisitions effectuées par le ministère n’ont pas été soumis à une politique générale d’achat, ni à un planning précis qui accompagne le développement des hôpitaux créés, ce qui provoque, dans la plupart des cas, un retard dans l’exploitation de ce matériel et son stockage dans des entrepôts avec la perte de garantie qui s’en suit. Après avoir noté la réaction positive du ministère avec les recommandations et les observations de la Cour des comptes, le rapport relève, d’autre part, l’absence d’une politique efficiente de maintenance, dans le but de garantir la pérennité et la qualité des prestations publiques, ordinaires et urgentes.

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