Politique

Le projet de la loi relative aux régions adopté à l’unanimité

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parlementLa Chambre des Représentants a adopté, vendredi à l’unanimité, le projet de la loi organique relative aux régions.

Dans une déclaration à la MAP à l’issue du vote, M. Slimane Amrani, membre du groupe Justice et Développement, a indiqué que l’adoption de ce texte est un moment législatif distingué.

Concernant le niveau d’études du candidat à la présidence du Conseil de la région, M. Amrani a rappelé que les partis de la majorité et de l’opposition s’étaient mis d’accord de fixer un niveau d’études d’au moins le Baccalauréat pour pouvoir accéder à la présidence de la région, soulignant que cette orientation nécessite davantage de réflexion et de débats et que le défi réside dans la présentation par les partis politiques d’élites qualifiées aussi bien au niveau de la compétence que de la probité pour donner un sens à la démocratie locale.

De son côté, M. Abdelkader Elkihel, membre du groupe Istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, a indiqué que l’adoption de ce texte à l’unanimité procède de l’importance que revêt ce texte, malgré les observations émises par l’opposition qui aspirait introduire des amendements relatives aux attributions propres à la région, soulignant que le vote n’est que le début d’une nouvelle ère pour la région.

Il a mis l’accent sur la nécessité d’introduire dans l’avenir un ensemble d’amendements en ce qui concerne notamment le transfert des attributions dans un cadre consensuel autour du concept de la région.

Le niveau des études des candidats à la présidence de la région figurait parmi les questions ayant accaparé les débats des députés. Ainsi au moment où les amendements de la majorité ont souligné la nécessité pour le président d’avoir un niveau universitaire, l’opposition proposait le niveau du baccalauréat.

Le gouvernement a, de son côté, estimé que les partis politiques doivent choisir des candidats réunissant les meilleures conditions.

Le projet de loi organique relative aux régions inaugure une nouvelle étape en matière de décentralisation et de gestion territoriale au Maroc et constitue une étape importante dans le processus de réformes institutionnelles engagé dans le Royaume, a souligné le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, lors d’une séance plénière qui a précédé le vote.

Le ministre a mis l’accent dans ce cadre sur les nouveautés de ce texte en matière notamment des attributions propres de la région, celles partagées avec l’Etat et les attributions transférées à la région, le régime financier de la région, ses sources de revenus, la nature de ses ressources et les modalités de gestion du Fonds de mise à niveau social et du Fonds de solidarité interrégionale.

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