Economie

Le Maroc, futur carrefour énergétique

solaire-maroc
solaire-marocCes dernière années, le Maroc a multiplier les projets gigantesques susceptibles de promouvoir son capital énergétique;

Un plan solaire des très ambitieux, un programme intégré de l’énergie éolienne, une réforme du secteur de l’énergie ou encore la formation aux nouveaux métiers des énergies renouvelables, des projets, et non des moindres, qui ont érigé le Royaume en véritable carrefour énergétique du futur entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Après le plus grand parc éolien d’Afrique inauguré fin 2014 à Tarfaya, le parc solaire d’Ouarzazate, le plus grand au monde, devrait entrer en service en octobre prochain. Des mégaprojets qui en disent long sur l’étendue de l’ambition marocaine dans le domaine de l’énergie renouvelable, qui constitue l’avenir du monde.

Pour capitaliser sur ces réalisations et atteindre d’autres, le Maroc, étant en quête de réduire sa dépendance de l’étranger en la matière, a mis en place une stratégie énergétique pour assurer la sécurité d’approvisionnement, généraliser l’accès à l’énergie à des prix optimisés, mobiliser les ressources énergétiques nationales, promouvoir l’efficacité énergétique et intégrer le Maroc dans le système énergétique régional.

Des aspirations qui cadrent parfaitement avec l’ambition de la conférence ministérielle sur la Charte internationale de l’Energie qui s’ouvre ce mercredi à La Haye, avec principal objectif d’adopter la charte internationale de l’Energie, une version actualisée de la Charte européenne de l’Energie (1991) pour développer la coopération internationale dans le secteur de l’énergie.

La conférence est tenue sous le thème: « Investir dans l’énergie » reflétant l’importance du volet financier et les investissements actuellement et dans les prochaines années pour permettre aux marchés de répondre aux besoins en énergie de manière efficace et sûre.

Au Maroc, le gouvernement table sur des investissements de plus de 36 milliards de dollars durant les dix prochaines années dans le domaine des énergies renouvelables, un effort national colossal qui reflète un choix stratégique du Royaume visant à intégrer ces énergies propres dans les différents programmes de production d’électricité.

Des initiatives qui ont été à la fois louées et appuyées par les partenaires et les bailleurs de fonds étrangers qui ont exprimé à maintes reprises leur confiance quant aux choix énergétiques du Royaume, qui a misé depuis toujours sur le partenariat et la coopération internationale pour réussir son pari de devenir un pays pionnier en matière en Afrique et au Moyen-Orient.

Un statut largement mérité aujourd’hui au vu des réalisations accomplies, qui servent désormais d’exemple pour de nombreux pays en Afrique notamment, où le Royaume, champion du partenariat sud-sud, défend une croissance énergétique favorisant le développement socio-économique et la lutte contre la pauvreté.

Pour le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amar, les ressources financières, techniques et humaines doivent être mobilisées pour soutenir le développement énergétique de l’Afrique ainsi que les investissements nécessaires dans les infrastructures et les interconnexions énergétiques ».

L’engagement du Maroc pour la coopération internationale dans le secteur de l’énergie s’est également illustré en étant le premier pays africain à signer la Charte internationale de l’énergie, un acte à travers lequel il avait lancé un signal fort en direction des investisseurs internationaux afin de saisir toutes les opportunités offertes par le développement du secteur de l’énergie au Maroc.

L’accueil an avril dernier du Forum de l’énergie de Rabat, considéré comme une étape cruciale vers la Conférence ministérielle sur la Charte Internationale de l’Energie de La Haye, vient conforter ce choix, d’autant plus que le Royaume a participé tout au long de l’année 2014 à l’effort d’actualisation de la Charte de l’énergie, qui sera adoptée ce mercredi.

Le Royaume a fait des propositions pour que la Charte devienne véritablement globale et puisse susciter l’intérêt des pays en développement, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, et qu’elle soit progressivement considérée comme une plateforme de référence pour l’adaptation de la gouvernance mondiale de l’énergie.

Plus encore, le Maroc et la Co-présidence de l’Union pour la Méditerranée (UPM) et l’Union européenne viennent de lancer début du mois courant, dans le cadre de leur partenariat, trois plates-formes UPM de dialogue et de coopération dans le secteur de l’énergie.

Cette initiative vient marquer le premier pas de relance de la coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée dans le domaine énergétique et confirmer la volonté des pays euro-méditerranéens d’œuvrer ensemble pour renforcer la coopération régionale dans le domaine de l’énergie en vue d’assurer un approvisionnement énergétique « sûr » et « durable ».

Ceci dit, l’engagement du Maroc sur la voie de la diversification de ses ressources en énergie mais aussi de ses partenaires du sud comme du nord est à la fois fort et prometteur.

Pour M. Amara, le Maroc compte jouer un rôle important dans la coopération énergétique régionale, notamment par un développement stratégique des infrastructures nationales de transit, de stockage, d’échange et d’exportation des ressources énergétique, intégrer progressivement le marché marocain de l’énergie au marché européen, notamment pour l’électricité et le gaz, et connecter le Maroc avec l’Afrique de l’Ouest via la Mauritanie.

Il mise également sur le développement des coopérations triangulaires dans le domaine énergétique en faveur des pays de l’Afrique subsaharienne.

map

Comments
To Top