Le 16 mai, prévenue par des voisins, la police a surpris un mécanicien d’une quarantaine d’années «  en flagrant délit  » avec un autre homme d’une vingtaine d’années dans son atelier de travail, a affirmé à l’AFP Hassan Ammari, un responsable de l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant).

Lors de leur garde-à-vue, les deux hommes ont affirmé avoir été mis en relation par une troisième personne, arrêtée à son tour. Les trois prévenus ont avoué avoir eu des relations homosexuelles.

Poursuivis pour ces faits mais également pour «  prostitution  » et «  entraves à l’enquête  », ils ont été condamnés vendredi par le tribunal de Taourirt à trois ans de prison chacun, a ajouté M. Ammari, confirmant des informations des sites des quotidiens Akhbar al Yaoum et Aujourd’hui Le Maroc (ALM).

Sollicitées, les autorités marocaines n’ont pas fait de commentaire.

L’article 489 du code pénal marocain punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

En mars dernier, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé le Maroc à dépénaliser l’homosexualité.

AFP