Politique

Communales-régionales 2015: El Azami tombeur de Chabat

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Driss-el-azamiDriss El Azami Idrissi est l’une des révélations de la nouvelle génération des jeunes cadres du Parti de la Justice et de Développement (PJD).

Ministre délégué chargé du Budget au gouvernement Benkirane, ce chimiste de formation, issu d’une famille modeste, a crée l’événement en écrasant, dans son fief électoral, le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI) et maire de Fès.

Né le 16 septembre 1966, M. El Azami, dont le parti a décroché une majorité confortable au sein des Conseils de la ville, d’arrondissements et des communes, a assuré voir d’un « bon oeil » l’avenir de sa ville natale Fès après la défaite du Parti de la balance.

Dans une déclaration à la MAP, M. El Azami relève un « sentiment de ras-le-bol » chez les Fassis par rapport à la gouvernance actuelle de la ville.

Pour cet ancien représentant du Maroc aux Conseils d’administration de la Banque arabe pour le développement en Afrique (BADEA) et de la Société maroco-libyenne d’investissement et membre du Comité exécutif du groupe d’action sur l’efficience du soutien public au développement, relevant de l’OCDE, « il ne s’agit pas de questions de moyens financiers, mais surtout de gouvernance et d’une confiance perdue qu’il faut ramener à la capitale spirituelle du Royaume pour qu’elle retrouve son rayonnement régional, voire national ».

Tout en se réjouissant du score réalisé par son parti à Fès, en remportant 72 des 97 sièges du Conseil de la ville, il déplore toutefois une situation « catastrophique » dans laquelle pâtît la ville de Fès.

M. El Azami Idrissi, mandataire de la liste du PJD à l’arrondissement de Saïs où le parti a raflé 33 des 38 sièges contre 5 sièges pour le PI, a souligné qu’il s’agit d’un « jour historique » pour la ville de Fès. « C’est un jour qui marquera à jamais une rupture avec la dépravation dans la cité idrisside », a-t-il insisté.

Preuve à l’appui, le responsable a indiqué que les ambitions affichées ont été confirmées par le score réalisé par le PJD qui a raflé, au niveau de la préfecture de Fès, 187 des 392 sièges à pourvoir au titre de ces élections communales et régionales.

M. El Azami a ajouté que « ce vote en faveur du PJD est un message fort de la part des Fassis » pour s’engager dans un avenir meilleur et pour redonner à la capitale spirituelle du Royaume son lustre d’antan et renforcer son attractivité sur les plans régional et national.

Lors de sa campagne électorale, Driss El Azami s’est attaqué à la gouvernance de Chabat pour mobiliser les Fassis autour de son projet.

Expliquant sa vision d’avenir, ce diplômé de l’Institut d’administration des entreprises de l’Université de Paris I panthéon-Sorbonne et titulaire du diplôme des études financières, économiques et bancaires de Marseille, a affirmé que son projet repose sur la mise en place de l’environnement nécessaire et idoine pour une bonne gouvernance de la ville. A ses yeux, le Conseil de la ville doit être un catalyseur pour le développement en installant la confiance et en adoptant une démarche efficace.

Intervient ensuite la mobilisation des moyens de la ville pour les mettre à la disposition des citoyens et des acteurs économiques, a-t-il poursuivi, plaidant pour une mise à niveau de la région dans le cadre d’engagements urbanistiques « contraignants » pour éviter les écarts d’exécution.

Ce diplômé du cycle supérieur de l’Ecole nationale d’administration a également insisté sur l’impératif d’œuvrer pour attirer les investissements vers une ville de plus de 1,15 million d’habitants et créer une dynamique économique et sociale permettant de remédier principalement au phénomène du chômage qui touche une large frange de ses jeunes.

Confiant dans sa démarche, il a, de même, relevé l’importance de développer le secteur du tourisme dans la cité impériale, qui constitue un des champs et créneaux de développement économique et social pour la région Fès-Meknès.

Sur un ton de grand espoir, M. El Azami a fait savoir que son parti va œuvrer à asseoir une meilleure gestion de la chose locale à l’échelle de la région Fès-Meknès et à remédier aux problèmes auxquels fait face la capitale spirituelle du Royaume.

Le diagnostic fait par le PJD sur l’état actuel de la ville, a-t-il précisé, a révélé un grand nombre de déséquilibres qui ont conduit au déclin de ce pôle économique et social, affirmant que les élus, qui devront être aux commandes de la gestion de la chose locale, sont appelés à redoubler d’efforts pour consolider les réformes lancées, parachever le processus démocratique et renforcer le rôle de l’institution communale.

Il a également souligné que son parti est conscient de la mission qui lui incombe et ne ménagera aucun effort pour contribuer à la relance de la régionalisation avancée et redonner à la capitale spirituelle du Royaume son lustre d’antan.

Une bonne gestion de la chose locale requiert la désignation de cadres compétents, intègres et capables de gérer les institutions publiques locales et d’amorcer de vraies politiques régionales à même de favoriser le développement local, a-t-il indiqué.

Ces perspectives consistent, entre autres, en la mobilisation des ressources humaines et financières de la collectivité pour la concrétisation de ses plans de développement et le renforcement des politiques et services de proximité, ainsi que le développement de l’attractivité et la compétitivité des collectivités.

MAP / Mahmoud El Kali

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