Politique

Elections: des alliances locales défiant les coalitions centrales

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electionsmoroccoLes alliances des partis politiques pour la présidence des conseils communaux de la région pourraient dépasser le cadre des coalitions centrales aux niveaux parlementaire et gouvernemental.

Ainsi, les partis politiques au niveau de la région de Tanger-Tétouan pourraient, selon plusieurs observateurs et analystes, privilégier les alliances « logiques à caractère local et régional » et faire prévaloir leurs intérêts au niveau régional, sans pour autant se soucier des alliances au sein du parlement et au niveau gouvernemental.

Cette démarche est de nature à donner lieu à des alliances spécifiques à dimension locale, à même de permettre aux partis concernés d’accéder à la présidence de certains conseils et de renoncer à d’autres pour des raisons qui peuvent être aussi bien objectives que subjectives.

D’emblée, les résultats des dernières élections communales et régionales du 4 septembre font ressortir que certains partis ont obtenu des scores « relativement confortables », à même de leur permettre de présider des collectivités et de s’assurer la majorité, alors que la coalition entre deux ou plusieurs partis est susceptible de faire perdre aux partis arrivés en tête du scrutin d’accéder à la présidence, les acculant ainsi à l’opposition malgré leur large victoire.

Aussi, les résultats des dernières élections dans la région de Tanger-Tétouan indiquent que les partis qui n’ont pas remporté un nombre important de sièges, dépassant à peine le seuil, auraient toutefois un impact considérable au niveau de la plupart des collectivités. Un fait qui a amené de nombreux partis arrivés en tête de ces élections à négocier avec ces formations pour s’assurer leur soutien afin d’obtenir la présidence des communes, en contrepartie de postes aux bureaux des conseils communaux ou régionaux.

Dans ce cadre, le paysage politique de la région de Tanger-Tétouan devrait connaitre des alliances n’ayant aucune relation avec la logique des coalitions politiques au niveau national. En effet, de nombreux partis de la majorité gouvernementale auront à nouer des alliances avec des partis de l’opposition parlementaire et vice versa, afin d’avoir le soutien nécessaire pour accéder à la présidence de certains conseils communaux au niveau des villes importantes.

Ainsi, le fait d’arriver en tête du scrutin ne garantit point la présidence du conseil de manière automatique ou s’assurer la majorité des sièges aux bureaux des collectivités. Les partis concernés sont plutôt appelés à négocier avec pragmatisme, tout en étant disposés à faire des concessions tandis que d’autres partis arrivés en deuxième position, loin derrière la formation en tête, ont toutes les chances de remporter la présidence des conseils communaux.

Contrairement à la situation politique des villes importantes au niveau de la région de Tanger-Tétouan, les résultats enregistrés dans certaines provinces et préfectures, notamment celles dominées par les communes rurales, telles M’diq-Fnideq, Chefchaouen, Ouazzane et Fahs-Anjra, font ressortir que les questions de présidence et de majorité dans les conseils ruraux sont susceptibles d’être réglées à l’avance, dans la mesure où les différentes formations politiques ont remporté, dans la plupart des communes rurales, une majorité confortable.

Compte tenu de ces considérations, il serait improbable de prévoir avec certitude les couleurs des présidences des conseils des villes importantes au niveau de cette région à l’exception de certaines communes rurales où les voix des électeurs ont été particulièrement déterminantes.

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