Politique

Fès-Meknès: Laenser et Chabat, candidats à la présidence de la région

laenser-chabat
laenser-chabatAprès son revers aux communales, le secrétaire général du PI Hamid Chabat s’est lancé dans la course à la présidence du conseil de la région Fès-Meknès face au secrétaire général du MP Mohand Laenser.

En langage de chiffres, l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports est donné largement favori dans cette course vu le nombre de sièges raflés par la majorité aux élections du conseil de la région, avec 38 des 69 sièges mis en compétition, dont 22 pour le Parti Justice et Développement (PJD), 9 sièges pour le Mouvement Populaire (MP), un pour le Parti et du Progrès et du Socialisme (PPS) et 6 pour le Rassemblement national des indépendants (RNI).

Pour l’opposition qui regroupe le Parti de l’Istiqlal (PI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM), l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et l’Union Constitutionnelle (UC), elle n’a obtenu que 31 sièges dans cette région. Dans cette course, M. Laenser, qui avait déjà occupé en 2007 la présidence de la région de Fès-Boulemane, sera soutenu par les partis de la majorité qui avaient exprimé le respect de l’accord de coalition entre leurs partis sur les modalités de constitution des bureaux des conseils communaux et régionaux, et de « sa mise en oeuvre sur le terrain ».

« Toute alliance nouée en dehors de la majorité sera une décision exceptionnelle soumise à des concertations préalables », avait déclaré la présidence à ce sujet.

Dans le même sillage, le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane avait affirmé que son parti restera ouvert aux autres formations politiques notamment dans certaines communes rurales où les partis de la coalition ne sont pas majoritaires. Pour le RNI, comme pour les autres partis de la majorité, le respect de la volonté des électeurs est « une question de principe », « un engagement moral » et « une consécration des valeurs de la démocratie ». Il ajoute que « les responsabilités de la gestion des villes, qui ont vu émerger des majorités absolues claires lors des dernières élections communales, doivent échoir à ceux qui ont été choisis par les électeurs ».

« Le même principe doit être appliqué aux régions », selon la même source, qui précise que les régions, où aucun parti de la majorité n’a obtenu la majorité absolue, « doivent faire l’objet de dispositions consensuelles au sein de la coalition ».

L’opposition rejette toute alliance avec le PJD

De son côté, l’opposition avait, immédiatement après l’annonce des résultats du scrutin du 4 septembre, écarté définitivement toute alliance menée par le PJD. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion des chefs des principaux partis de l’opposition consacrée au déroulement des élections communales et régionales, ces partis ont exhorté leurs membres à respecter cet engagement et de n’adhérer ainsi à aucune alliance conduite par le PJD lors de la formation des instances des conseils des arrondissements, des conseils des villes et des conseils régionaux.

Avec ces positions claires, aussi bien auprès des partis de la majorité qu’au sein de l’opposition, concernant les alliances locales et régionales en perspective, la carte des alliances politiques au niveau de la région de Fès-Meknès s’annonce plus claire avec une élection attendue du secrétaire général du MP à la présidence de la région.

La même donne s’applique à la présidence du conseil de la ville pour lequel Driss Azami El Idriss, ministre du Budget et mandataire de la liste PJD à l’arrondissement Saiss, s’est porté seul candidat. Le PJD a obtenu 187 des 392 sièges à pourvoir au niveau de la préfecture de Fès au titre de ces élections.

Au titre de ces élections communales, la victoire du PJD était claire et nette avec 164 des 223 sièges des arrondissements, 72 des 97 des sièges du conseil de la ville et 23 des 72 sièges des communes d’Ain Bida, Sidi Harazem, Ouled Tayeb et Mechar Fès-Jdid.

Viennent ensuite le PI avec 60 sièges dont 19 au sein du conseil de la ville, le RNI avec 41 sièges, dont deux de la commune, le PPS avec 4 sièges, le PAM (3sièges) et le MP (2 sièges).

Selon les mêmes résultats, le PJD a remporté la majorité au sein des conseils des 6 arrondissements de la préfecture de Fès, à savoir Sais (33 sur 38), Agdal (25/35), Jnane Ward (24/38), Mariniyine (30/39), Zouagha (30/39), Fès Médina (22/34) et dans les communes de Mechouar Fès (8/13) et Sidi Harazem (13/15).

Le RNI, quant à lui, a remporté la totalité des 27 sièges de la commune rurale d’Ouled Tayeb.

map

Comments
To Top