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Le Maroc pourrait régulariser près de 500 Syriens supplémentaires

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syrienmarocLes autorités marocaines étudient la possibilité de régulariser près de 500 Syriens supplémentaires alors que des dizaines de migrants essayaient jeudi, comme ces derniers jours, de passer la frontière de l’enclave espagnole de Melilla (nord-est).
« Le ministère de l’Immigration a tenu une réunion pour évaluer la possibilité d’accepter les dossiers d’un certain nombre de demandeurs d’asile syriens », a indiqué jeudi Mustapha El-Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse, sans préciser le nombre de personnes concernées.
« Ces dossiers sont en cours de traitement par la commission nationale de suivi et de recours présidée par le Comité national des droits de l’Homme (CNDH, officiel) », a-t-il ajouté.
Selon une source ministérielle contactée par l’AFP, cette commission a étudié à la date de mercredi « 459 demandes d’asile », dont « 126 » concernant des enfants.

Lors d’une campagne de régularisation qui s’est terminée fin 2014, le Maroc a accordé un titre de séjour à près de 5.000 Syriens, en donnant priorité aux femmes et aux enfants, selon des déclarations le mois dernier à la presse marocaine d’Anis Birou, ministre chargé des Affaires de la migration.
Dans le nord-est du royaume, « près de 70 réfugiés syriens » se sont rassemblés jeudi, « pour le cinquième jour consécutif » devant le poste-frontière de Beni Ensar pour tenter de rejoindre l’enclave espagnole de Melilla, a indiqué à l’AFP Omar Naji, un responsable de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH, indépendante) à Nador, la ville marocaine toute proche de Melilla.

Interrogé par l’AFP, Hicham Rachidi, secrétaire général du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), a expliqué que « les pays arabes devraient suivre l’exemple de l’Union européenne en se basant sur le Produit intérieur brut de chaque pays membre pour déterminer des quotas d’accueil de réfugiés ».
L’UE propose à ses Etats membres de se répartir d’urgence l’accueil d’environ 160.000 demandeurs d’asile syriens, irakiens et érythréens selon un système de quotas.

Devant l’afflux de réfugiés fuyant les violences et les guerres, le Maroc a imposé des visas d’entrée aux ressortissants de certains pays arabes dont la Syrie.
Fin août, le roi Mohammed VI avait indiqué que cette décision avait été prise « pour préserver la sécurité et la stabilité » du pays mais qu’elle ne devait pas « être perçue comme un comportement inamical ».

avec afp

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