Cinéma

Le 15ème Festival de Marrakech rendra hommage au cinéma canadien

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fifmLe Festival International du Film de Marrakech rendra hommage au cinéma canadien lors de sa 15ème édition, prévue du 4 au 12 décembre 2015, indique lundi un communiqué de la Fondation du festival.

« Le cinéma canadien est une expérience de cinéma originale qui interpelle les jeunes cinématographies nationales aspirant à une existence authentique. En lui rendant hommage, le Festival de Marrakech propose un voyage dans un continent cinématographique, un plaisir esthétique et intellectuel au grand bonheur des cinéphiles marocains et internationaux », relève le communiqué.

A l’occasion de cet hommage, le Festival International du Film de Marrakech recevra une délégation composée d’acteurs et de réalisateurs canadiens, « exemples de la vivacité d’un cinéma en perpétuelle évolution », souligne la même source.

Le cinéma canadien a vu le jour en 1897, au lendemain de la projection parisienne des frères Lumière. Bien que voisin d’Hollywood et profondément ancré dans la culture nord-américaine, relève-t-on, il a su imposer son identité propre grâce à l’intégration de la pluralité linguistique et ethnique de la nation canadienne et à un développement cinématographique porté notamment par le documentaire.

Il a acquis ses lettres de noblesse grâce à des réalisateurs qui ont su s’attirer les faveurs d’une audience internationale. Ainsi, Atom Egoyan, avec Exotica, De Beaux Lendemains, Le voyage de Felicia explore brillamment les thèmes de la solitude d’individus aux prises avec une société aliénante. David Cronenberg (La mouche, Crash, Edistenz) s’impose comme un maître du film de genre, avant de signer des fables sur la violence de nos civilisations (A history of violence, Les promesses de l’ombre). James Cameron (TITANIC, AVATAR, les deux plus grands succès de l’histoire du cinéma) devient le symbole même de cette capacité des réalisateurs canadiens à s’imposer auprès du public mondial. Paul Haggis (Collision), Guy Maddin (Careful) ou Sarah Polley (Take this Waltz) dans une veine plus intimiste, deviennent également une vitrine du cinéma canadien à l’international, quand des acteurs comme Jim Carrey, Donald Sutherland ou Ryan Gosling sont des figures familières du grand public.

Loin de se tenir dans l’ombre de son voisin anglophone, le cinéma québécois a su s’affirmer culturellement en prenant son essor pendant la « révolution tranquille ». Denis Arcand s’est imposé comme un observateur exigeant du monde intellectuel et universitaire québécois avec Le déclin de l’empire américain et sa suite, Les invasions barbares, Oscar 2003 du meilleur film en langue étrangère.

Plus récemment, des cinéastes comme Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Prix du Jury du Festival International du Film de Marrakech 2005, Dallas Buyers Club, Wild), Denis Villeneuve (Prisoners, Sicario) ou Xavier Dolan (Mommy) sont devenus des auteurs incontournables, régulièrement sélectionnés dans les festivals du monde entier.

Depuis 2004, le Festival de Marrakech avait rendu hommage à différentes cinématographies mondiales: le Maroc en 2004, l’Espagne en 2005, l’Italie en 2006, l’Egypte en 2007, le Royaume-Uni en 2008, la Corée du Sud en 2009, la France en 2010, le Mexique en 2011, l’Inde en 2012, la Scandinavie en 2013, et le Japon en 2014.

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