Politique

Mezouar: La diplomatie marocaine a toujours été « active et présente »

Mezouar
MezouarLe ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, a assuré que la diplomatie marocaine a toujours été  »active » et  »présente » lorsqu’il s’agit de la question de l’intégrité territoriale.

La question de l’intégrité territoriale du Maroc, première cause nationale, « est un élément déterminant et fondamental dans ses relations bilatérales. Et la diplomatie marocaine a toujours été active et présente », a souligné M. Mezouar dans un entretien vidéo à nos confrères de « le360.ma ».

Réagissant aux critiques formulées à l’égard de l’action de la diplomatie marocaine dans le dossier suédois (projet de reconnaissance de la pseudo « rasd », le ministre a demandé aux détracteurs de la diplomatie marocaine de  »faire la part des choses » et de prendre en compte  »les spécificités et les complexités de certains contextes ».

Mezouar appelle « à respecter et à soutenir » la diplomatie marocaine

« Je suis sidéré par la manière avec laquelle cette question est traitée aujourd’hui. On associe une démarche dans une phase, et qui est perçue, qui doit être perçue comme une démarche naturelle dans laquelle le gouvernement s’implique, les partis politiques s’impliquent, la société civile s’implique, par rapport à un dossier qui a été traité par la diplomatie mais qui a rencontré des difficultés compte tenu de la spécificité des sociétés, comme celles des pays nordiques », a-t-il regretté, appelant « à respecter et à soutenir sa diplomatie ».

« Je suis sidéré par les réactions, les comportements, les déclarations, cette manière de s’acharner sur la diplomatie et sur son ministre et je demande aux gens de faire la part des choses », a-t-il dit, affirmant que les calculs politiques doivent être traités séparément de la diplomatie.

Evoquant la position de la Suède vis-à-vis de la question du Sahara marocain, le ministre a indiqué qu’il s’agit là « d’un pays qui a une position idéologique très connue depuis longtemps ». Néanmoins, fait-t-il observer, la ministre suédoise des Affaires étrangères a été claire depuis le premier jour, affirmant que son pays faisait parfaitement la distinction et que  »la Suède n’irait pas dans une direction qui pourrait être nuisible à la relation avec un pays que l’on considère comme étant un pays ami ».

 »Nous sommes passés à une gestion d’Etat »

La diplomatie marocaine, – qui observait l’hostilité suédoise au sein du Parlement Européen et son agressivité par rapport à la question de l’accord de pêche et l’accord agricole, les ONG, les financements, les expressions de solidarité vis-à-vis de nos adversaires et vis-à-vis naturellement des membres du +polisario+-, a mis en garde le gouvernement suédois contre  »ces agissements à même de faire franchir le pays nordique la fameuse ligne rouge suscitant ainsi la réaction de l’Etat marocain dans toutes ses formes d’expression », a poursuivi le ministre.

Ainsi,  »nous sommes passés à une gestion d’Etat », a fait savoir M. Mezouar, expliquant que cette voie a été privilégiée et que cette démarche, impliquant les partis politiques et la société civile, a été adoptée dans la responsabilité et la transparence.

Malgré cela, et au lieu de soutenir une démarche, les détracteurs cherchent beaucoup plus  »la petite bête », a déploré M. Mezouar, affirmant qu’ »affaiblir et s’acharner contre sa diplomatie, quelles que soient les divergences que l’on puisse avoir, n’est pas le bon propos, ni la bonne démarche ». « Parce que nous défendons une cause, parce que les contextes sont compliqués, parce que les sociétés bougent, parce que l’environnement est en train de changer et donc, parce que il y a tout ce mouvement et tous ces changements qu’il faut aider sa diplomatie à mieux évoluer et à mieux faire son travail au lieu de s’acharner contre elle », a-t-il affirmé.

« Faire la pression sur le Maroc c’est se tromper de démarche »

Pour M. Mezouar, le Maroc ne transige pas sur la question de son intégrité territoriale, sa dignité et à sa souveraineté. La Suède l’a constaté avec notamment la montée de l’expression du mécontentement de la société et des partis politiques marocains.

 »Au-delà de la Suède, c’est un message à ceux aussi qui pensent pouvoir agir à l’instar de la Suède ou autres », a affirmé le ministre, soulignant qu’il s’agit là d’un message à tous ceux qui franchirait la ligne rouge. « Il y a un peuple qui s’appelle le Peuple marocain, des forces vives marocaines et des institutions qui ne se laisseront jamais marcher sur les pieds », a-t-il martelé, indiquant que c’est avec le processus de dialogue politique et le soutien du dialogue politique que les solutions vont être trouvées.

« Faire la pression sur le Maroc c’est se tromper de démarche. Faire de la surenchère sur le dos du Maroc c’est se tromper de démarche. Jamais le Maroc ne permettra à qui que ce soit de faire cela », a-t-il conclu.

Comments
To Top