Economie

Jouahri plaide pour « l’autonomie totale » de Bank Al Maghrib

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abdellatif-jouahriLe Wali de Bank Al Maghrib (BAM) Abdelatif Jouahri a appelé, mercredi à Rabat devant les parlementaires, à attribuer à la Banque centrale une « autonomie totale ».

Jouahri a appelé à conférer à Bank Al Maghrib le pouvoir de définir l’objectif de stabilité des prix, qui devient son objectif principal, et de conduire la politique monétaire en toute indépendance.

« Il s’avère nécessaire de procéder à l’élargissement des missions de la Banque au renforcement de la stabilité financière », a estimé M. Jouahri, lors d’une présentation devant les membres de la commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, sous le thème « Politique monétaire: contexte, élaboration, exécution et défis ».

M. Jouahri a ainsi proposé d’élargir les missions de BAM à la contribution à la prévention du risque systémique et au renforcement de la stabilité financière et d’adapter ses instruments d’intervention à cette mission.

Sur un autre registre, il a noté l’impératif du passage d’un régime de change fixe vers un régime de change flexible, qui doit se faire sur des bases solides nécessitant la préparation des opérateurs économiques.

« Outre la préparation des opérateurs économiques, cette transition nécessite, à priori, une soutenabilité budgétaire et un secteur bancaire résistant et solide », a-t-il soutenu.

M. Jouahri s’est attardé sur les mesures d’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME), qui constituent 92 pc du tissu économique, notamment l’introduction du système de notation pour évoluer les mesures et leur impact sur les entreprises, la mise en place et la gestion de crédit bureaux, le lancement des campagnes de sensibilisation et le Fonds de soutien financier pour les PME.

Il a aussi jeté la lumière sur les canaux de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle, notamment la communication permanente avec les banques, la garantie de la concurrence entre les établissements bancaires et la politique de refinancement des banques.

« Ces mesures ont permis de faire reculer le niveau des taux d’intérêt que les banques commerciales facturent à leurs clients, passant de 6,03 pc au 4ème trimestre 2014 à 5,81 au premier trimestre 2015 », a-t-il relevé.

Les interventions des parlementaires ont porté sur l’avancement du dossier des banques participatives, la nécessité de renforcer l’offre exportable marocaine pour faciliter la transition vers un régime de change flexible et la promotion des TPME.

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