Politique

Bakkoury appelle à un nouveau modèle de développement national

bakkoury_pam
bakkoury_pamLe secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), Mustapha Bakkoury a appelé, mardi à Rabat, à l’adoption d’un nouveau modèle de développement national.

Le secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), Mustapha Bakkoury a appelé, mardi à Rabat, à l’adoption d’un nouveau modèle de développement national « puisque les politiques sectorielles actuellement en vigueur ont épuisé leur raison d’être », selon lui.

M. Bakkoury, qui intervenait lors d’une journée d’étude, organisée par le groupe du PAM à la Chambre des conseillers sur le thème « Lecture dans le projet de loi de finances 2016 », a souligné que « le Maroc a besoin d’un nouveau modèle de développement qui prend en considération les défis posés », précisant que pour combler le déficit, « il est nécessaire d’élaborer de nouvelles politiques sectorielles intégrées à même de marquer une rupture avec les politiques menées actuellement dans les différents domaines ».

Selon lui, l’économie marocaine « souffre actuellement d’une fragilité structurelle », en étant basée sur l’endettement et la consommation intérieure, « ce qui va conduire durant la prochaine étape à l’inflation ».

Concernant le projet de loi de finances 2016, il a indiqué qu’il s’agit d’un « projet technocrate avec des slogans populistes sur le plan social ».

De son côté, Othmane Kayer, enseignant à l’université Hassan II de Casablanca, a estimé que le projet de loi de finances 2016 prévoit des mesures « sans aucune complémentarité » en ce qui concerne les objectifs économiques et sociaux, mettant l’accent sur « le déséquilibre entre les objectifs annoncés et les mesures prises ».

Il a ajouté que ce projet « est marqué par l’hésitation et l’absence de réformes nécessaires en leur temps, et contribue à l’aggravation des déséquilibres sociaux et territoriaux », soulignant que cet « attentisme » et l’absence de réformes « portent atteinte à la crédibilité dont jouit le Maroc auprès de ses partenaires internationaux ».

Lahcen Khalil, professeur de sociologie à l’université Sidi Mohammed ben Abdellah de Fès, a estimé, pour sa part, que le projet de loi de finances 2016 « n’est pas réaliste » et il est « incapable de réaliser les aspirations des Marocains dans les domaines de la santé, l’enseignement et l’emploi qui souffrent de déséquilibres structurels ».

Il a relevé que le financement des investissements publics se fera à travers l’endettement « qui a dépassé le plafond », ajoutant que le déficit public est responsable du déficit de la balance commerciale.

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