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Fusillade au Radisson de Bamako: 170 otages retenus par deux assaillants, selon le groupe hôtelier

BAMA

BAMAUne prise d’otages était en cours vendredi matin à l’hôtel Radisson de Bamako, où 140 clients et 30 employés sont retenus par deux assaillants, a annoncé le groupe hôtelier Rezidor à Londres, après qu’une fusillade a été rapportée sur place.
Une prise d’otage est en cours sur le site aujourd’hui, a indiqué le groupe hôtelier Rezidor, qui gère l’hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali. Selon nos informations, deux personnes retiennent 140 clients et 30 employés, a-t-il précisé dans un communiqué.

Nos équipes de sécurité sont en contact constant avec les autorités locales afin d’apporter toute l’aide possible pour rétablir la sécurité dans l’hôtel. A ce stade, nous n’avons pas d’autres informations et continuons de suivre la situation de près, a ajouté le groupe.

Un journaliste de l’AFP sur place a rapporté qu’une fusillade était en cours à l’hôtel, situé dans le centre de la capitale, devant lequel les forces de l’ordre ont établi un périmètre de sécurité.

Des tirs d’armes automatiques pouvaient être entendus de l’extérieur de l’hôtel qui compte 190 chambres. Ca se passe au septième étage, des jihadistes sont en train de tirer dans le couloir, a déclaré une source de sécurité à l’AFP.

Selon une source sécuritaire malienne, des assaillants sont rentrés dans l’enceinte de l’hôtel à bord d’une voiture munie d’une plaque diplomatique.

Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Il s’agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

afp

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