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Dans le Clasico, le Barça humilie le Real Madrid

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barcaMême sans Messi, entré en 2e mi-temps seulement, le FC Barcelone a mis une correction (4-0) à son adversaire madrilène.

Il est des défaites qui font plus mal que d’autres et Rafael Benitez va très vite s’en rendre compte. Son Real Madrid a reçu une leçon de football de son pire ennemi, le FC Barcelone, flamboyant vainqueur 4-0 à Santiago-Bernabeu du Clasico de la 12e journée de Liga.

Dans les faits, les buts de Suarez, mis sur orbite par Sergi Roberto à la 11e, de Neymar, lancé peut-être en position de hors-jeu par Iniesta à la 39e, d’Iniesta, après un relais parfait avec Neymar à la 53e, et encore de Suarez, après une déviation de Jordi Alba à la 74e, ont permis au Barça de porter à six points son avance au classement sur le Real.

Même sans Lionel Messi (de retour d’une longue blessure et entré seulement à la 56e), l’entraîneur Luis Enrique dispose d’armes fatales. L’Uruguayen et le Brésilien avaient tout simplement inscrit les… dix-neuf derniers buts de leur équipe en championnat avant le 3-0 de leur capitaine.

A Madrid, personne n’oubliera

Malgré le retour de la «BBC» (Bale-Benzema-Cristiano) en attaque, malgré les présences d’orfèvres tels Modric, Kroos ou Rodriguez, le Real Madrid n’a jamais véritablement fait honneur à son rang. Celui, rappelons-le, de plus grand club du monde. Soumis au feu des critiques, de son vestiaire comme des supporters, Rafael Benitez est vraisemblablement déjà un entraîneur condamné.

Sans doute le Madrilène ne sera-t-il pas immédiatement licencié, l’action intempestive du couperet n’étant pas dans la tradition merengue. Mais, à moins de remporter la Liga – ce qui est déjà fortement compromis – ou la Ligue des champions, le coach ne durera pas sur le banc de la Maison blanche. Et encore faut-il que cela suffise. Car cette défaite, humiliante et sans appel, personne ne l’oubliera à Madrid.

L’exigeant public de Bernabeu avait déjà eu du mal à digérer la piètre prestation en C1 contre le PSG (victoire 1-0). Or en face samedi, pas de chance, ce n’était pas le PSG. C’était bien plus fort, bien plus complet, bien plus homogène.

Politique en cause

Empiler des noms ronflants et construire une équipe sont deux choses distinctes qui, parfois, et quand les circonstances sont favorables, peuvent néanmoins coïncider. Force est de constater que ce n’est actuellement pas le cas au Real Madrid, dont il est presque impossible depuis plusieurs années d’identifier clairement un style ou un projet de jeu. Tout le contraire du Barça. Réalité crue qui s’est abattue sur la capitale et sur les têtes madrilènes, en témoigne le geste d’énervement et d’impuissance sur Neymar perpétré par un Isco expulsé en fin de partie.

Depuis la fin de l’ère galactique menée de main de maître par Vicente Del Bosque (parti en 2003), le bilan est implacable. Barcelone a remporté sept titres contre trois pour le Real. Ces échecs répétés face à l’ennemi blaugrana devraient pousser le président Florentino Perez à repenser sa politique. A moins que vendre des maillots à travers le monde soit, au final, son unique obsession.

avec agence

 

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