Economie

Croissance verte: La vision marocaine mise en avant par la BM

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maroc-agricultureLa Banque Mondiale (BM) a mis en avant la vision marocaine d’une croissance verte et solidaire dans différents secteurs.

La Banque Mondiale (BM) a mis en avant la vision marocaine d’une croissance verte et solidaire dans différents secteurs, basée sur une meilleure gestion des ressources naturelles pour créer davantage d’emplois, de valeur et de bien-être avec les atouts disponibles.

« Alors que de nombreux pays sont en train d’épuiser leurs ressources naturelles et sont aux prises avec des problèmes exacerbés par le changement climatique, le Maroc montre l’exemple en concevant et en adoptant des stratégies de croissance verte et solidaire dans différents secteurs », a souligné la Banque mondiale dans un article intitulé : « La croissance verte met le Maroc en position forte face à l’évolution du climat ».

Cette approche est conforme aux Objectifs de développement durable adoptés par les Nations Unies en septembre 2015, a relevé la BM, rappelant que l’engagement du Maroc en faveur de la croissance verte est antérieur à cette date, puisque le droit à un environnement sain et un développement durable est inscrit, depuis 2011, dans la Constitution du Royaume.

D’ailleurs, la Banque Mondiale a soutenu cette vision, en accordant au Maroc des prêts à l’appui des politiques de développement, en finançant des projets d’investissement et en lui apportant une assistance technique.

L’article cite aussi la ministre déléguée chargée de l’environnement, Hakima El-Haite qui a déclaré que « le droit au développement durable ne veut pas dire protéger l’environnement au détriment de l’économie », mais signifie « être assez sage pour trouver l’équilibre entre le développement économique, l’ascension sociale et la protection de la ressource, pour avoir suffisamment de ressources pour nos enfants et nos petits-enfants ».

Cet engagement s’est traduit par un train de réformes complet- depuis les subventions à l’énergie à la gestion des pêches, en passant par les plans de zonage côtier ou la réglementation de la pollution- qui a valu au pays des félicitations à la veille de la prochaine conférence sur le climat, à Paris.

« Il est encourageant de constater que, dans tous ces domaines, ces décisions sont le résultat d’une volonté délibérée et de politiques claires de la part des autorités, qui ont su passer de la parole aux actes en mobilisant les ressources nécessaires et en prenant des mesures concrètes », a affirmé, dans ce sens, Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.

Rappelant que le changement de politique le plus notoire est sans doute celui qui a conduit à organiser, depuis 2012, le démantèlement progressif des subventions aux combustibles fossiles, la Banque mondiale a noté que le secteur de l’énergie au Maroc s’est radicalement transformé, avec de lourds investissements dans les énergies renouvelables et l’implication manifeste du secteur privé, à travers les producteurs indépendants.

L’institution financière internationale a également mis en exergue le Plan « Maroc Vert », qui cherche à renforcer la valeur ajoutée du secteur agricole (qui représente en moyenne 16 % du PIB et emploie environ 40 % de la main-d’œuvre du pays) et à créer des emplois, tout en rendant l’agriculture plus durable, plus inclusive et plus résistante, relevant que cette stratégie nationale prévoit entre autres une aide aux pratiques climato-intelligentes dans l’agriculture pluviale et irriguée.

Evoquant le secteur de la pêche, la Banque a fait savoir que le principal frein à la croissance tient aux pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui mettent en péril le renouvellement naturel des espèces et les moyens de subsistance de près de 500.000 Marocains, précisant que les autorités marocaines, conscientes de ce danger, ont investi dans un certain nombre de dispositifs, dont un système de suivi des navires par satellite, le respect par les pêcheurs des zones de reproduction de certaines espèces, interdites à la navigation, et l’application des règles concernant le matériel acceptable et la taille minimale des prises.

D’autres réformes en lien avec la croissance verte cherchent à améliorer la gestion des zones côtières, développer une aquaculture durable en milieu rural et, en préservant le patrimoine naturel, à engendrer des recettes supplémentaires, a-t-elle expliqué.

Et la BM de conclure que le tourisme centré sur la découverte de la nature fait aussi partie des filières en plein boom dans l’industrie touristique mondiale et pourrait créer des emplois au Maroc et contribuer ainsi à la croissance du pays.

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