Cinéma

Festival de Carthage: le Tanit d’or pour « L’Orchestre des aveugles »

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mouftakhirLe film marocain « L’Orchestre des aveugles » de Mohamed Mouftakir a remporté le Tanit d’or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC 2015), qui ont pris fin samedi soir à Tunis.

Vainqueur de plusieurs récompenses internationales, le deuxième long-métrage du jeune réalisateur, qui a été bien accueilli par la critique, relate l’histoire d’un orchestre populaire dont les musiciens se font passer parfois pour des aveugles pour animer des fêtes réservées aux femmes.

« Le Tanit d’or est une consécration du cinéma marocain », a déclaré à la MAP le réalisateur, Mohamed Mouftakir, au terme de la cérémonie de clôture du JCC-2015.

« Simplicité »

Selon lui, le secret du succès populaire de « L’Orchestre des aveugles » réside dans « sa simplicité et dans la touche nostalgique qui a permis de se réapproprier une époque importante de l’histoire contemporaine du Maroc, à laquelle le citoyen voue encore une profonde affection ».

Le socle du film, a-t-il expliqué, repose sur « la narration cinématographique faisant appel à l’insinuation, à la symbolique et à la maîtrise des outils techniques, autant d’éléments ayant concouru à lui assurer une certaine vision esthétique ».

Le film s’est éloigné « de la morale, des jugements de valeur sur les personnes ou l’époque et s’est contenté de transposer à l’écran la réalité d’une société telle qu’elle est et la vie de personnages qui ont le droit d’exister comme elles sont ».

C’est la raison pour laquelle le film a créé une connexion avec les spectateurs qui « ont aimé les personnages et interagi avec l’époque dépeinte », a fait remarquer Mouftakir.

« Much Loved » primé

Par ailleurs, « The Endless River » du Sud-Africain Oliver Hermanus a décroché le Tanit d’argent, tandis que le Tanit de bronze a été décerné à la Tunisienne Leyla Bouzid pour « A peine j’ouvre les yeux ».

Le Prix du jury, présidé par l’homme de cinéma marocain Noureddine Sail, a été attribué au film « Much Loved » de Nabil Ayouch.

La 26ème édition des JCC a été marquée par le couvre-feu décrété dans le Grand Tunis, suite à l’attentat-suicide ayant causé la mort de 12 agents de la Garde présidentielle, mardi dernier, à quelques mètres du lieu de déroulement du festival.

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