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PLF2016: l’opposition critique un « souci de maintenir les équilibres »

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Projet-de-loi-de-Finances-parlementLes partis de l’opposition à la Chambre des conseillers ont estimé, mardi, que le projet de loi de finances 2016 « obéit au seul souci des équilibres macro-économiques ».

Intervenant lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi de finances 2016, le chef du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalité (opposition), Abdeslam Lebbar a indiqué que ce projet reflète « un souci de préserver les équilibres macro-économiques », estimant qu’il comporte des mesures « portant atteinte aux acquis » et « limitant les perspectives de développement de l’économie nationale ». Il a ajouté que le gouvernement a renforcé à travers ce projet son « incapacité » à élaborer un nouveau modèle économique répondant aux défis et à associer tous les intervenants à une réforme globale dans les domaines économique et social.

De son côté, le chef du groupe de l’authenticité et la modernité, Aziz Benazzouz a souligné que le projet de loi de finances 2016 « traduit l’absence de toute vision créative chez le gouvernement pour mener la réforme », ajoutant que l’exécutif adopte une vision « expérimentale » du changement.

Selon lui, plusieurs projets lancés par le gouvernement dans les domaines économique et social « marquent le pas », soulignant dans ce cadre que les initiatives présentées par le gouvernement comme étant des réformes « sont en réalité des mesures d’austérité puisqu’elles n’ont pas apporté des solutions alternatives et participent à la diminution du pouvoir d’achat des citoyens ».

Il a également estimé que le gouvernement « ne respecte pas » le principe du partenariat dans la gestion de plusieurs dossiers et « ne dispose pas » de la volonté politique nécessaire pour mener une « vraie politique de réforme ».

La majorité parle d’une « réelle volonté de changement »

Côté majorité, le chef du groupe justice et développement, Nabil Cheikh a souligné que le projet de loi de finances 2016 s’inscrit dans le cadre du renforcement des acquis et de la poursuite des chantiers de réforme, concernant notamment la justice, la fonction publique et la mise en œuvre de la régionalisation avancée.

Il a assuré que le gouvernement continuera à travers ce projet les grands chantiers de réforme « que les gouvernements précédents n’ont pas eu l’audace de mener », dont la réforme des retraites et de la caisse de compensation.

Le chef du groupe haraki, Abdelhamid Saadaoui a relevé, de son côté, que ce projet reflète les engagements du gouvernement dans plusieurs domaines, précisant que le degré de crédibilité des engagements pris dans le cadre de ce projet sont tributaires de leur impact sur la vie des citoyens, sur le développement économique, sur le marché de l’emploi et la réduction de la pauvreté et de la marginalisation.

Le chef du groupe du Rassemblement national des indépendants, Mbarek Sbai a noté, pour sa part, qu’une croissance de 3 % prévue dans le cadre de ce projet est un taux « réaliste et acceptable » et « reflète la crédibilité et la transparence ce de projet de finances ».

Il a ajouté que le déficit de 3,5 % prévu dans le projet constitue aussi, à la lumière des résultats enregistrés durant les dernières années, un « exploit » du gouvernement ayant permis au Maroc de « recouvrer sa décision souveraine sur ses finances publiques », indiquant que la réduction du déficit n’est pas uniquement le résultat de la chute de la facture pétrolière mais aussi le fruit des réformes « audacieuses » et des mesures financières « justes » menées par le gouvernement durant les trois dernières années.

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