Livres

Le Salon du livre, école de la lecture

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La grande messe du livre déballe son 21ème chapitre à Casablanca avec le succès qu’on lui connaît, mais aussi avec les questionnements récurrents autour de la place de la lecture dans notre pays.

680 exposants venant de 44 pays différents ont fait le déplacement pour la 22e ème édition du Salon international du livre qui se tient actuellement à Casablanca (du 11 au 21 février) avec au menu, comme chaque année, des centaines de piles de livres, mais aussi d’innombrables débats avec une question centrale et récurrente: pourquoi les Marocains lisent peu ?

Cette problématique, de nombreux acteurs ont décidé de l’attaquer de front, sans trop se poser de question. C’est ainsi que le traditionnel rituel de la visite des écoliers témoigne de la volonté d’inculquer aux enfants l’amour de la lecture.

Ainsi, comme il est de coutume, le terrain vague proche du salon est assailli par des véhicules jaunes venus déverser des cohortes d’enfants existés par la curiosité.

« La lecture c’est important pour l’épanouissement » affirme sous l’œil bienveillant de leur professeur les petites élèves d’une école primaire casablancaise qui organise cette visite devenue une tradition annuelle dans l’établissement.

« La visite du salon est l’événement de ce début d’année pour notre école », explique Saad Slimani, professeur venu accompagner les enfants. « Nous profitons de la joie que leur procure la sortie pour les insister à comprendre que le livre ne se limitent pas un moment de solitude, mais qu’il est aussi au cœur de la vie sociale ».

Les enfants venus découvrir l’univers du livre se rendent aussi compte que le livre est aussi un marché qui malheureusement reste timide. Et pour cause, les enfants au Maroc demeurent très peu portés sur la lecture comme le montrent de récentes enquêtes, comme le dernier rapport du Haut Commissariat au plan.

Ce constat n’a pas laissé indifférente Rachida Roky, membre du Réseau de lecture au Maroc, une association qui s’est donnée pour objectif de sensibiliser les citoyens marocains à la lecture. Pour elle les raisons de cet échec sont à rechercher dans le manque d’initiative des pouvoirs publics.

« L’école a démissionné de son rôle. Les responsables politiques ont laissé tomber » regrette Rachida Roky dont l’association est partenaire du Ministère de la culture qui lui accorde un soutien financier.

« L’Etat ne doit pas se limiter à soutenir des associations, mais il est temps de mettre en place une vraie politique d’encouragement à la lecture. Personne n’éduque les enfants à la lecture », estime Rachida Roky qui refuse de croire que les Marocains n’aiment pas lire.

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