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Facebook: les nouveaux emojis offerts à tous

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Après quatre mois d’essais dans six pays, Facebook offre partout depuis ce matin une alternative à son célèbre «J’aime». Les abonnés ont maintenant le choix entre six emojis, de petites icônes sans texte qui permettent des réactions plus variées aux publications.

En plaçant le curseur au-dessus de «J’aime», des emojis exprimant l’amour, le rire, l’étonnement, la tristesse et la colère s’affichent, en plus du classique pouce levé. Ces nouvelles possibilités semblent avoir été implantées à travers le monde pour les 1,6 milliard d’abonnés -des médias en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique le mentionnent sur leur site internet ce mercredi matin. Après l’Irlande et l’Espagne en octobre dernier, la nouvelle panoplie d’emojis avait été testée au Chili, au Portugal, en Colombie et au Japon. Manifestement, les tests ont été concluants.

En évolution

Un directeur de produits chez Facebook, Sammi Krug, a notamment révélé au magazine Forbes que les réactions aux publications avaient doublé en Espagne. Globalement, c’est la réaction d’amour (une icône en forme de coeur) qui a été la plus utilisée.

Selon un responsable de l’ingénierie chez Facebook cité par le site spécialisé Buzzfeed, Tom Alison, «ce n’est qu’un début».

«L’équipe va observer comment les gens utilisent ça. Nous allons apprendre énormément. Nous allons évoluer là-dessus.»

Les réactions sont comptabilisées séparément dans les fils de discussions, mais Facebook n’entend pas offrir un service aux publicitaires leur permettant de cibler la clientèle en fonction de ses réactions. Par contre, ceux qui achètent de la publicité auront accès aux réactions des abonnés pour leur permettre d’ajuster le tir.

Pour éviter la «confusion»

On craignait notamment chez Facebook qu’en offrant la possibilité de réagir autrement qu’en aimant une publication, on ouvre du même coup la porte au harcèlement et aux campagnes négatives. Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait notamment indiqué qu’un bouton «Je n’aime pas» n’était pas «socialement valable ou bon pour la communauté». En septembre dernier, il avait reconnu que le seul fait de pouvoir aimer une publication pouvait prêter à confusion. « Tous les moments ne sont pas de bons moments. Je pense qu’il est important de donner aux gens plus d’options que de simplement l’aimer. »

Sur son blogue en octobre dernier, un haut responsable de Facebook, Chris Tosswill, avait reconnu que cet éventail plus varié de réactions a un intérêt publicitaire. « Nous voyons cela comme une occasion pour les entreprises et les éditeurs de mieux comprendre comment les gens réagissent à leur contenu sur Facebook. Pendant ce test, les propriétaires de pages Facebook vont pouvoir voir les réactions à tous leurs messages. Les réactions vont avoir le même impact sur l’affichage des publicités que le bouton « J’aime ». »

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