Cinéma

FNF17: « L’Orchestre de minuit » inaugure la compétition officielle

orchestre
Le long-métrage « L’Orchestre de minuit » de Jérôme Cohen-Olivar a inauguré, samedi, la compétition officielle de la 17ème édition du Festival national du film de Tanger (FNF).

Le film relate l’histoire de Marcel Botbol, un artiste ayant marqué l’histoire de la chanson populaire marocaine, dans ses racines juives, à travers une œuvre authentique le parcours de ce grand musicien hors pair.

Après avoir signé son film fantastique « Kandisha », Jérôme Cohen-Olivar est de retour sur la scène cinématographique marocaine avec son long métrage « L’Orchestre de minuit », où il a choisi de se focaliser sur le personnage Mickael Abitbol, qui à la demande de son père, est de retour au Maroc, son pays natal, après l’avoir quitté trente ans plus tôt pendant les évènements liés à la guerre de Kippour.

Il n’a aucun souvenir de cette période faste pendant laquelle son père était un célèbre musicien andalou et directeur de l’Orchestre de Minuit. Les retrouvailles ne sont que de courte durée car son père s’allonge sur son lit en jouant de son instrument favori mais ne se réveillera plus.

C’est en voulant rapatrier le corps de son père qu’il va faire connaissance d’Ali, dont le rôle est porté avec maestria par un Aziz Dadas, véritable fan de son père, qui constitue une partie de la mémoire d’un pays qui s’enorgueillit de la pluralité de ses confluences culturelles et artistiques, et partir à la rencontre des membres de l’Orchestre de Minuit.

Ce long métrage aborde le thème de l’exil et traite du sujet principal de la quête de soi et de la recherche d’identité pour Mickael. ll finit par nous éclairer sur les causes du départ de M. Abitbol et de sa famille mais ne donne aucune explication sur les raisons qui l’ont éloigné de son fils Mickael.

Ont participé à l’interprétation de ce long-métrage (112 min), écrit et réalisé par Jérôme Cohen Olivar, plusieurs artistes, dont Marcel Botbol, les comédiens Gad Elmaleh et Hassan El Fad, Fatima Harandi, Hamid Najah, Avishay Benazra, et M’barek Mahmoudi.

Au total, quatorze longs métrages et autant de courts métrages seront en compétition officielle, qui reflètent la diversité des visions des cinéastes marocains.

Ces productions en lice seront départagées par un jury présidé par l’écrivain et critique Mohamed Noureddine Affaya et composé de Fatima Loukili (journaliste et scénariste), Fatima Khair (comédienne et productrice), Farida Belyazid (réalisatrice), Driss Mrini (réalisateur), en plus de l’ingénieur de son tunisien Fouzi Tabite et de l’ancien secrétaire général du Centre cinématographique marocain (CCM) Mustapha Stitou.

Au programme de cette manifestation culturelle figure l’organisation d’ateliers sur plusieurs sujets, dont « la production, l’exploitation et la distribution cinématographique », « l’écriture cinématographique, mise en scène et le rôle des médias » et « la critique cinématographique et ciné-clubs » et une conférence autour de la présentation du bilan cinématographique de 2015, et la projection des films en compétition et de ceux de la section « hors compétition », outre des débats sur les films projetés.

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