Politique

Ces marocaines qui brillent de mille feux sous le ciel européen

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Présentes sur tous les fronts, elles sont ministres, députées, maires ou présidentes de chambres législatives ou professionnelles, mais également femmes d’affaires, artistes ou actrices associatives.

Présentes sur tous les fronts, elles sont ministres, députées, maires ou présidentes de chambres législatives ou professionnelles, mais également femmes d’affaires, artistes, journalistes ou actrices associatives. Marocaines jusqu’à la moelle, elles sont la fierté à la fois de leur pays d’origine et de la société hôte. L’Europe les a accueillies ou les a vues naitre et s’épanouir. Elle leur a ouvert les portes de l’intégration et les clés de la réussite. Le Maroc est leur terre nourricière, leur bercail, un melting pot où se côtoient plusieurs cultures et religions.

En France par exemple, les trois ladies du gouvernement Valls, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et la toute dernière, Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, constituent la touche marocaine de ce cabinet et un hymne à l’altérité et la diversité. Elles sont aussi un bel exemple d’intégration et une reconnaissance de l’apport des fils de l’immigration en France. Loin de la politique, des centaines d’autres femmes d’origine marocaine sont engagées dans la société française dans le domaine académique, de la science, de l’aéronautique, des arts, de la culture et de l’action associative.

Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad Ibn Ziaten, soldat assassiné en 2012 à Toulouse par Mohamed Merah, est l’une de ces femmes qui milite aujourd’hui pour la jeunesse et la paix en menant un combat contre la radicalisation au sein des écoles, des quartiers déshérités et des prisons.

Pas loin de la France, le plat pays compte à son tour pas moins de dix femmes dans les instances législatives fédérales ou régionales. Deux marocaines siègent au parlement flamand. Au parlement fédéral, on dénombre six députées d’origine marocaine et au parlement de Bruxelles Capitale, deux autres députées, sans compter une dizaine d’autres élues comme conseillères communales en Flandre, à Bruxelles ou en Wallonie. Une Marocaine siège également au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il s’agit de Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des Chances.

La Belgique a, par ailleurs, ouvert la voie pour la première fois de son histoire à l’accession d’une femme d’origine marocaine au poste de Bourgmestre (Maire). Il s’agit de Nadia Sminate, Bourgmestre de la ville flamande de Londerzeel depuis décembre dernier, une fonction de haute importance quand on connait les prérogatives très larges reconnues aux communes en Belgique.

D’autres marocaines se sont illustrées dans le domaine des affaires, de la culture et de l’action associative. Dans ce milieu particulier, le nom de Najat Saadoune est sur toutes les lèvres à Bruxelles.

Présidente d’une association portant joliment le nom de ‘Dar Al Ward » (la maison des roses), Mme Saadoune offre généreusement son temps et ses moyens aux femmes immigrées en mettant à leur disposition des programmes d’alphabétisation et des ateliers de formation à différents métiers. Dar Al Ward aide également les démunis, les prisonniers et les enfants victimes de décrochage scolaire.

Najat Saadoune entretient des liens solides avec son pays d’origine, le Maroc. Son association organise chaque année des voyages au profit des jeunes dans différentes villes du Royaume, pour dit-elle, ‘enraciner chez eux l’amour de leur pays et le respect de leur culture et de leurs valeurs ».

Le nom d’une autre figure de la communauté marocaine en Belgique revient le plus souvent quand on évoque le militantisme en faveur de la mère patrie. Il s’agit de Latifa Ait Baala, membre du parti libéral francophone, le mouvement réformateur (MR) qui conduit la coalition gouvernementale, qui, en dépit de ses engagements politiques en Belgique sillonne le monde pour porter haut la voix du Maroc et défendre ses valeurs et ses droits.

Dans le domaine des médias, plusieurs marocaines se distinguent par leur professionnalisme et leur engagement dans le métier de journaliste en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne ou en Angleterre.

En Belgique, une présentatrice de JT est particulièrement aimée des téléspectateurs. Hakima Darhmouch, officie au ’19 heures » de la chaine francophone ‘RTL-TVI » depuis dix ans. Elle a été élue en janvier dernier, pour la 2ème année consécutive, animatrice préférée des Belges.

Les mêmes success-stories sont rééditées aux Pays Bas où une marocaine préside aux destinées de la Chambre basse du parlement. Khadija Arib a été sacrée en janvier dernier, première femme issue de l’immigration et première musulmane à occuper ce poste.

En Italie, c’est le nom de Souad Sbai, ancienne députée, qui revient le plus souvent, quand on parle des femmes marocaines engagées en politique dans ce pays.

Native de Settat, Souad Sbai qui vit en Italie depuis plus de 30 ans a été choisie par le parti de la ligue du nord comme candidate pour la mairie de Rome. Les élections à ce poste sont prévues en juin prochain.

Au parlement européen, Rachida Dati, eurodéputée et ancienne garde des sceaux de la République française n’oublie pas ses racines marocaines.

Membre du groupe d’amitié parlementaire Maroc-UE, Mme Dati est constamment engagée sur les questions qui concernent le Maroc au sein de l’institution législative européenne.

Pour Anis Birou, ministre chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration, ces réussites font la fierté du Maroc.

‘Nous souhaitons que ces marocains soient de vrais ambassadeurs de leur pays. Qu’ils soient porteurs de la culture, de l’histoire et de la civilisation marocaines », a affirmé le ministre dans une déclaration à la MAP.

‘Ces femmes imposent le respect dans les sociétés où elles vivent par leur engagement et la valeur ajoutée qu’elles apportent à ces sociétés », s’est félicité le ministre.

Engagées dans leurs sociétés d’accueil, ces marocaines aux commandes d’institutions diverses en Europe, le sont également pour leur pays d’origine. Beaucoup d’entre elles mènent des actions des différentes positions qu’elles occupent en faveur du rapprochement entre leurs pays hôte et le Maroc. Leur souhait : voir leurs enfants vouer le plus fidèle attachement à la mère patrie.

MAP / Adil Zaari Jabiri

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