Cinéma

« The Sea is behind » de Hicham Lasri:le film des marginaux

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« The Sea is behind » est le film des marginaux et du héro égaré à l’instar des œuvres précédentes de Hicham Lasri, bien que ce dernier long-métrage soit étrange, a confié le réalisateur.

Lors d’une conférence de presse tenue après la projection du film dans le cadre de la compétition officielle de la 17-ème édition du Festival national du film de Tanger (26 février-5 mars), Hicham Lasri a expliqué que le rôle de son cinéma est d’aborder la société « de ses mauvais angles » et de traiter du « Maroc non bénéfique ».

Ce nouveau film (88 min), situé dans une époque chronique, offre aux spectateurs une fable loufoque en noir et blanc sur les tréfonds de la société marocaine, a fait savoir le cinéaste précisant que dans ce film il ne pas s’adresse pas à tous les publics et a choisi une fin ouverte car, d’après lui, le problème ne figure pas au niveau du scénario mais plutôt dans la vision de la réalisation.

Hicham Lasri, qui voit la caméra comme un être humain qui respire et interagit, a expliqué que dans ses long-métrages, il se focalise plutôt sur les sentiments et les réactions et essaie de pénétrer et toucher aux problèmes du public, mais avec une vision cinématographique qui marquera leurs âmes et suscitera leurs réflexions. « Mes films, a-t-il dit, me ressemblent du fait qu’ils se basent sur les cinq sens pour être compris ».

« The Sea is behind » raconte l’histoire de Tarik. Un homme qui vit dans un pays sans couleurs, où les gens sont à l’envers et l’eau touchée par un étrange phénomène provoquant des « bugs » qui contaminent tout. Dans un monde déglingué entre fantastique et fantaisie, où l’homosexualité est une transgression. Tarik se grime en femme pour danser sur une carriole tirée par un cheval mourant, suivant le rythme effréné d’une fanfare composée de pauvres. Tarik va alors devoir réapprendre à vivre et laisser les couleurs le transporter hors de la folie et de lui-même.

Cette oeuvre, dont le scénario est écrit par Hicham lui même, est interprétée par Malkek Akhmiss, Hassan Badida, Mohamed Aouragh, Yassin Sekal, Hanane Zouhdi et Zineb Smaiki. Le montage a été réalisé par Abdessamad Chaouket, l’image par Said Slimani, le son par Patrice Mendez et Mohamed Awaj et la musique par Loonope et Hoba Hoba Spirit.

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