Politique

Ban Ki-Moon aurait-il été influencé par les services algériens ?

banalgerie
C’est la première fois dans l’histoire de l’ONU qu’un secrétaire général fait preuve de comportements outrageux vis-à-vis de la noble mission dont il est investi par la communauté internationale.

Jamais un secrétaire général n’a failli à son devoir de neutralité, d’objectivité et d’indépendance.

Les dernières sorties médiatiques de ce préposé aux affaires internationales, qui a visiblement succombé aux manœuvres diaboliques d’Alger, sont scandaleusement contraires à l’éthique et à la morale et remettent en question la crédibilité du ‘’machin’’ onusien (dixit De Gaulle) et sa capacité à résoudre pacifiquement les conflits.

Ces déclarations, qui pêchent par leur partialité et leur caractère inédit, portent un sérieux coup aux efforts de la communauté internationale visant un règlement pacifique de la question du Sahara, à travers la mise en œuvre de la proposition marocaine d’autonomie élargie, la seule qualifiée par la communauté internationale de ‘’sérieuse’’, ‘’réaliste’’ et ‘’crédible’’ pour épargner à la région les affres de la division et les périls de l’insécurité et de l’instabilité.

Comment Ban Ki Moon a-t-il pu ignorer une proposition aussi audacieuse que celle du Maroc, qui permettra aux populations sahraouies de se retrouver sur la terre de leurs ancêtres, de vivre en toute quiétude et de gérer elles-mêmes leurs affaires locales. Les prémices de cette solution sont d’ailleurs palpables depuis plusieurs années à travers l’élan de développement que connaissent les provinces du sud, à la faveur des projets initiés par SM le Roi Mohammed VI, dont l’immense chantier de développement multisectoriel qui vient d’être lancé par le Souverain à l’occasion de sa dernière visite dans les provinces du Sud.

Comment Ban Ki Moon a-t-il pu faire fi de l’élan d’adhésion des populations de ces provinces qui s’est mesuré à l’aune de leur participation massive aux dernières élections communales ? Il est tout aussi scandaleux de constater que Ban Ki Moon a fait l’impasse sur la vague de retraits ou de suspensions de reconnaissance de la pseudo ‘’rasd’’ à travers le globe ou encore sur le nombre de ralliés qui regagnent par centaines la mère patrie, conscients de l’inanité de la thèse séparatiste, entretenue par une poignée de mercenaires à la solde du régime d’Alger.

Comment aurait-il pu passer sous silence la souffrance endurée depuis quatre décennies par une population retenue contre son gré dans des camps de concentration sous le contrôle de l’armée algérienne, les révélations des pratiques sordides de l’esclavagisme dans les camps de Tindouf, le drame de la déportation des enfants à Cuba à des fins d’endoctrinement, l’enlèvement de jeunes femmes et d’observateurs européens, la collusion entre les bandes du polisario avec ‘’l’internationale radicalo-terroriste’’, et le rapport de l’OLAF sur les détournements massifs de l’aide humanitaire européenne.

Ban Ki Moon a délibérément choisi de laisser de côté ces vérités, préférant la complaisance au sérieux, les flatteries à l’engagement, la courtisanerie à la responsabilité et à la réédition des comptes.

En agissant de la sorte, il cautionne les atrocités commises par le polisario à l’encontre de centaines d’enfants, de femmes et de vieillards dans les camps de Tindouf, avec la complicité agissante d’Alger.

Par son attitude, il méprise des dizaines de milliers de familles qui attendent toujours de lever le voile sur le sort de leurs enfants assassinés et kidnappés.

Vous avez dit manipulation ? La mascarade à laquelle le monde a assisté lors de la visite de Ban Ki Moon dans la région rappelle celle des pauvres magistrats du tribunal de l’Union européenne qui se sont levés un matin du 10 décembre et décidé tout bonnement d’annuler l’accord agricole avec le Maroc, conclu après d’âpres jours, années et heures de négociations en retenant des arguments fallacieux, à force de manipulation, de coups bas et de lobbying toxique de la part des maitres chanteurs algériens au détriment des intérêts hautement stratégiques des Vingt huit Etats de l’Union.

Car pour le régime d’Alger tout est permis quand il s’agit de nuire au Maroc. Lobbying, pétrodollars, intrigues et pressions diverses sont mis en musique dans ce projet sinistre dirigé contre le Royaume. Hier c’était autour d’une juridiction européenne, aujourd’hui c’est le plus haut sommet de l’organisation onusienne qui se laisse éhontément instrumentaliser par les services algériens.

Le Maroc, lui, agit avec sérénité et confiance face à cette ‘’croisade’’ algérienne qui vise un projet modèle dans la région, un pays fort de ses institutions, un peuple uni autour de son Roi et qui ne cèdera pas un iota de ses droits légitimes sur l’ensemble de son territoire de Tanger à Lagouira. Il est dans son Sahara. Il y mène son projet de développement intégré comme dans toutes ses régions. Il défendra jusqu’au bout son unité nationale et son intégrité territoriale entière et indivisible.

MAP / Adil Zaari Jabiri

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