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La médina de Fès comprend 11.000 bâtisses historiques

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La médina de Fès, tissu urbain historique distingué et séculaire, comprend quelque 11.000 bâtisses historiques, selon l’Agence pour le développement et la réhabilitation de la ville de Fès (ADER-Fès).

La médina de Fès englobe particulièrement 11 medersas, 43 écoles coraniques, 83 mausolées et zaouïas, 176 mosquées dont l’université Quaraouiyine et 40 hammams, outre 70 Km de réseaux hydrauliques, a précisé Fouad Serrhini, directeur de l’ADER-Fès, qui s’exprimait lors d’une récente rencontre sur « la médina de Fès: les projets de développement et de réhabilitation ».

Evoquant le riche patrimoine historique de la cité idrisside, M. Serrhini a mis l’accent sur ses lieux emblématiques notamment la medersa Al Bouanania et son horloge hydraulique et le célèbre jardin Jnan Sbil et son fameux noria ainsi que sur d’autres sites historiques aussi captivants les uns que les autres.

Tout en soulignant que la médina est un gisement patrimonial à exploiter à des fins de développement économique, touristique et culturel, le responsable a fait état de même de l’existence de 1.276 ateliers d’artisanat d’art, près de 40.000 artisans, 12 quartiers spécialisés, 9.600 commerces et trois grandes tanneries traditionnelles.

Il a aussi fait savoir que la médina de Fès constitue un modèle vivant de la ville méditerranéenne, nord-africaine et arabo-musulmane et un atout majeur et un avantage comparatif pour la région de Fès-Meknès.

Mettant en valeur la stratégie de réhabilitation et de développement de l’ADER-Fès et les programme réalisés ou en cours de réalisation, M. Serrhini a affirmé que l’objectif consiste à assurer la sécurité des résidents et des visiteurs, améliorer les conditions de vie des habitants, lutter contre la pollution et assurer un équilibre sociodémographique.

L’ADER-Fès, a-t-il dit, tend également à sauvegarder le patrimoine urbanistique et architectural et assurer son intégration dans le circuit économique, développement des activités commerciales, artisanales, culturelles et touristiques, outre le renforcement de l’attractivité de l’ancienne Médina dont le nombre d’habitants a régressé de 160.000 personnes durant les années 80 à 117.000 actuellement.

Cette rencontre avait été organisée dans le cadre du cycle de séminaires sur le développement urbain et territorial en Méditerranée à l’initiative de l’Agence des Villes et Territoires Méditerranéens durables (Avitem).

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