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Les kamikazes de l’aéroport seraient deux frères liés aux attentats de Paris

Freres_Bakraoui

Les deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, soupçonnés d’avoir loué des planques en Belgique pour les commandos des attentats de Paris, auraient été identifiés comme faisant partie des auteurs des attaques suicide de Bruxelles, ont affirmé mercredi deux télévisions publiques belges, divergeant toutefois sur les lieux où ils se sont fait exploser.

Les autorités avaient diffusé dès mardi une image de vidéosurveillance montrant trois « suspects » des attentats de l’aéroport de Bruxelles, qui ont fait 14 morts mardi matin.

La télévision publique francophone RTBF a affirmé que deux hommes portant des pulls noirs et marchant côte à côte sur cette photo étaient en fait les frères El Bakraoui, tous deux condamnés par la justice pour des braquages. L’un d’eux, Khalid, aurait notamment loué, sous une fausse identité, un appartement à Charleroi (sud) d’où sont partis les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris juste avant de les commettre.

Il est également celui qui aurait loué, toujours sous une fausse identité, l’appartement dans la commune bruxelloise de Forest dont la perquisition a dégénéré en fusillades la semaine dernière, accélérant brusquement la traque d’un suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, arrêté vendredi par la police à Molenbeek après plus de 4 mois de traque.

La télévision publique néerlandophone VRT affirme quant à elle que les deux frères sont bien impliqués dans les attentats de Bruxelles, qui ont fait une trentaine de morts et 250 blessés, mais qu’ils ont agi dans deux endroits différents: l’un d’eux aurait commis l’attentat à l’aéroport, tandis que l’autre s’est fait exploser dans le métro à la station Maelbeek, qui a fait au moins 15 morts.

Dès mardi soir, une source policière avait indiqué à l’AFP que l’homme qui marchait au milieu des deux autres sur la photo diffusée par la police « pourrait être Ibrahim El Bakraoui ».

Des avis de recherche ont été lancés par la police pour l’aider à identifier chacun des trois hommes de la photo, où on les voit pousser des chariots à bagages avec des valises noires.

Le parquet fédéral n’était pas joignable dans l’immédiat, indiquant seulement qu’il communiquerait dans la matinée.

AFP

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