Musique

Mawazine: les voix marocaines de la scène de Salé

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La scène de Salé vibrera au son des voix les plus emblématiques de la scène musicale marocaine, lors de la 15ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde, prévue du 20 au 28 mai

Selon un communiqué de l’association, Mawazine a bien l’intention d’époustoufler ses festivaliers avec une programmation haute en couleur avec une série de concerts.

Ainsi, Mohamed Reda fera danser les foules le vendredi 20 mai, sur la scène de Salé. Véritable prodige en matière de musique, bercé depuis son plus jeune âge par les voix de Mohamed Abdelouahab, Oum Kalthoum ou Abdelhalim Hafez, il est aujourd’hui l’un des auteurs, compositeurs et interprètes marocains les plus en vogue du monde arabe. Formé au Conservatoire de Marrakech, il participe à de nombreux festivals au Maroc et au Moyen-Orient, raflant par-là même de nombreuses distinctions. « Mon histoire », son album sorti en 2006, connaît un succès planétaire et est distribué dans près de 30 pays. Un opus qui lui donne accès aux salles les plus prestigieuses du monde, à l’instar de l’Olympia de Paris. Son dernier titre, Fatoura, a été visionné plus de 2,5 millions de fois.

Le même soir, Hatim Idar, premier Marocain à avoir atteint la finale de SuperStar, le programme musical le plus populaire du monde arabe, lui emboîtera le pas sur scène. Son premier single, Zay Zaman, écrit par Ahmad Darwich, composé par Haitham Zayad et arrangé par Toni Saba fait l’effet d’une bombe dès sa sortie en 2007. S’ensuivra l’album Best of Ya Wlidi, en 2011, dans lequel il revisite et apporte sa touche personnelle aux plus grands standards de la musique marocaine. Le samedi 21 mai, le public sera au rendez-vous avec Rhany, artiste pluridisciplinaire. Véritable crooner, ce natif de Marrakech produit une musique caractérisée par des rythmes endiablés inspirés des sonorités latino-américaines. Il réalise d’ailleurs son second album, Alamtini, à Cuba, en 1999, qu’il enregistre dans les studios mythiques d’Egrem à La Havane. Sacré meilleur artiste nord-africain en 2001, il se produit de festival en festival, de salle en salle, tout en nourrissant le projet un peu fou d’écrire un spectacle autobiographique à mi-chemin entre le concert et le stand-up. Un spectacle couronné de succès qui voit le jour en 2015 sous le nom de Rhany Bl’vitamine. Le concert sera rehaussé par la présence de la chanteuse, guitariste et compositrice marocaine Saïda Fikri. Activiste pour la paix, les droits de l’homme en général et ceux des femmes en particulier, cette artiste a des centres d’intérêt aussi éclectiques que sa musique. Rock, blues, jazz, folk, pop, country, reggae, elle a su apporter sa « moroccan touch » à chacun de ces styles pour créer le sien, reconnaissable entre mille, avec à son actif plus de 8 albums.

Le lundi 23 mai, ce sont deux chanteurs de raï qui seront à l’honneur, à savoir Sami Ray et Kader Japonais. Sami Bouterbouch, alias Sami Ray, enregistre son tout premier album, Limigria, alors qu’il est âgé de seulement 16 ans. Très tôt déjà, il impressionne par sa rigueur et son professionnalisme à toute épreuve. Aujourd’hui, sa discographie compte 8 albums dans lesquels il aborde des sujets divers mais profonds tels que l’immigration, le travail des mineures, le combat palestinien. Des thématiques qui tiennent à cœur à cet artiste complet, qui écrit et compose lui-même ses chansons.

Pour sa part, Abdelkader Haibaoui, alias Kader Japonais, démarre sa carrière en reprenant les titres des plus grands chanteurs de raï tels que Cheb Hasni ou Cheba Remiti. Un style musical pour lequel il voue un véritable culte et ce, dès sa plus tendre enfance. C’est ainsi qu’il se fait connaître à Alger, sa ville natale, avant de conquérir l’ensemble du territoire algérien. Sa voix rauque reconnaissable entre mille séduit également un public marocain, qui se déplace en masse lors de sa représentation au Festival d’Oujda, entre autres. La France lui déroule également le tapis rouge lors de son concert au Zénith de Paris ou à Toulouse, pour le Festival du raï. Sa carrière compte aujourd’hui pas moins de 12 albums.

Le surlendemain (mercredi 25 mai), c’est Hajib qui enflammera la scène de Salé. Lui et sa troupe, composée majoritairement d’amis d’enfance, ont pour coutume de remettre au goût du jour le chant, la musique et la danse spécifiques à l’aïta lors de spectacles festifs et entraînants. Fan inconditionnel de Fatna Bent Lhoucine, il se spécialise dans ce genre musical, patrimoine culturel propre à certaines régions du Maroc jusqu’alors réservé aux femmes. Al Marsaouia, Al Haouzia et Al Mallalia, aucun style ne lui résiste. Le vendredi 27 mai, la soirée Raï se poursuit avec Rachid Berriah qui compte plus de 20 ans de carrière. Ce grand chanteur marocain de raï, le plus talentueux de sa génération, est un natif d’Oujda. Il a produit plus de 12 albums et a parcouru le monde avec sa musique. Créé en 2001, le Festival Mawazine Rythmes du Monde est le rendez-vous incontournable des amateurs et passionnés de musique au Maroc. Avec plus de 2 millions de festivaliers pour chacune de ses dernières éditions, il est considéré comme le deuxième plus grand événement culturel au monde.

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