Politique

Des partis appellent à la modification des lois électorales

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Un groupe de partis d’opposition modérée a appelé, dimanche à Rabat, le gouvernement et le parlement à modifier les lois électorales.

Cet appel vise à « garantir un accès juste et équitable de l’ensemble des partis politiques nationaux aux prochaines échéances législatives prévues en octobre prochain ».

Les secrétaires généraux de ces formations politiques, qui ont tenu une réunion conjointe de leurs bureaux politiques consacrée à la discussion de la situation politique actuelle, ont appelé les parlementaires à assumer leurs missions lors de la discussion de la loi organique relative à la Chambre des représentants et la loi organique concernant les partis politiques, soulignant la nécessité de faire montre d’objectivité et de citoyenneté afin de servir le pays et les intérêts supérieurs de la patrie et des citoyens.

Les Secrétaires généraux de ce groupe politique, formé des partis de l’Unité et la Démocratie, la Réforme et le Développement, la Société démocratique, du Renouveau et de l’équité, de la Choura et de l’Istiqlal, du Centre social, la Liberté et la Justice sociale, la Renaissance et la Vertu, du Parti démocrate national, du Parti Al Amal, Al Ahd Addimoqrati et les Nouveaux démocrates, ont réaffirmé leur « position rejetant le seuil électoral, une mesure qui dénote d’une volonté de faire obstacle aux forces politiques sérieuses et émergentes ».

Ils ont, dans ce sens, affirmé leur « détermination à poursuivre la lutte afin de jeter les fondements de l’égalité des chances entre l’ensemble des acteurs politiques ».

Ces partis ont appelé le ministère de la Communication et la Haute autorité de la communication audiovisuelle à garantir le « respect du pluralisme politique, tel que stipulé dans la Constitution du Royaume, avec la nécessité de réviser les lois relatives à la répartition des quotas entre l’ensemble des partis politiques, notamment dans les émissions de débats à caractère politique marquées par la domination de certains partis ».

Ils ont également mis l’accent sur la nécessité d’établir « l’égalité des soutiens financiers apportés à l’ensemble des partis politiques qui prennent part aux différentes échéances électorales », appelant le gouvernement à « imposer un audit aux partis avant le début des campagnes électorales et la signature par chaque formation politique d’une déclaration de l’état financier qui sera rendu public via les médias nationaux et qui constituera une plate-forme pour la reddition des comptes relatives aux dépenses électorales engagées ».

En ce qui concerne la question du Sahara marocain, ces partis ont réitéré leur soutien absolu à l’ensemble des actions avant-gardistes entreprises par Sa Majesté le Roi Mohammed VI afin de consacrer l’intégrité territoriale, saluant la position ferme du peuple marocain face « à toutes les manœuvres abjectes et tentatives désespérées » visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume.

En conclusion, les douze partis se sont dits déterminés à préserver la stabilité et l’unité du tissu national et à ancrer les fondements du pluralisme et de la diversité en garantissant l’égalité entre l’ensemble des partis, ce qui constitue un acquis politique national à même de contribuer à renforcer les chances de participation des citoyens dans le processus politique.

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