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Environ 13 % des fumeurs au Maroc ne dépassent pas l’âge de 15 ans

cigarette
Le tabagisme a pris des proportions alarmantes au Maroc où une étude récente a révélé que 13 % des fumeurs ne dépassent pas l’âge de 15 ans.

C’est ce qu’a affirmé, mardi à Fès, le délégué régional du ministère de la santé Abdellah Asbai. L’étude relève que plus de 30 % des élèves ont reçu en classe des conseils à ce sujet, 27 % ont déjà discuté en classe les raisons pour lesquelles les jeunes de leur âge commencent à fumer et 26 % ont suivi des séances en classe sur les dégâts que provoque le tabac, a tenu à préciser Abdellah Asbai lors d’une rencontre de sensibilisation sur les méfaits néfastes du tabagisme, initiée par l’association « Toi et Moi » sous le signe « Nos jeunes, notre richesse ….. leur protection est notre responsabilité ».

Et d’ajouter que cette étude a permis ainsi de chiffrer la proportion des fumeurs masculins à 31 % et féminins à 2,3 % au niveau national.

Pour le délégué, ce pourcentage place le Maroc au 1er rang au niveau du pourtour méditerranéen, relevant que ces chiffres sont d’autant plus dramatiques lorsque l’on sait que la moitié de ces jeunes ne parviendra pas à arrêter de fumer et qu’un quart d’entre eux mourra de son tabagisme.

Selon le responsable, 8 % des causes des décès au Maroc sont liées au tabagisme. « La consommation de tabac au Maroc peut tuer prématurément quelque 60.000 personnes par an », a-t-il averti.

Il a également souligné les efforts déployés par le Royaume en matière de lutte contre le tabagisme notamment chez les jeunes, notant dans ce cadre les actions louables conçues annuellement par le plan national de prévention et de contrôle du cancer, piloté par l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC).

Pour la présidente de l’association organisatrice de cette rencontre, Fatema Ahssine, l’objectif de ce rendez-vous consistait en l’information et la sensibilisation des élèves sur les méfaits du tabagisme notamment sur la santé physique, psychique et sociale.

Selon Fatema Ahssine, l’environnement familial et social contribue aussi à la recrudescence du tabagisme, du fait que la majorité de ces jeunes fumeurs côtoient un proche ou un parent fumeur, outre la vente des cigarettes aux mineurs.

Elle a, à cette occasion, appelé à la création d’une commission locale de lutte contre le tabac au sein de chaque lycée et collège, la mise en place d’autocollants et d’affiches contre le tabac dans les différentes dépendances des établissements scolaires et l’organisation de campagnes de sensibilisation régulières contre le tabac.

Cette rencontre initiée en collaboration avec la délégation régionale du ministère de la santé et la direction provinciale du ministère de l’éducation nationale et de la formation des cadres a été rehaussée par des expositions artistiques et des représentations théâtrales traitant des dangers et des effets néfastes du tabagisme sur la santé et la société en général.

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