Politique

Affaire des déchets importés: le ministre italien s’en mêle

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C’est au tour du ministre italien de l’Environnement de réagir dans l’affaire des déchets importés d’Italie pour être traités au Maroc qui a soulevé la colère de l’opinion publique.

Gian Luca Galletti a notamment démenti, sur le site du ministère italien de l’environnement, l’existence d’un accord entre les ministères marocain et italien de l’environnement en matière de traitement des déchets produits sur le territoire italien.

Le ministre italien a par ailleurs estimé que les déchets envoyés vers le Maroc « ne sont pas dangereux ».

Une appréciation loin d’être partagée. L’importation de déchets a soulevé un tollé au Maroc. Que soit dans la presse, à travers les réseaux sociaux ou dans le milieu associatif, des campagnes de mobilisation ont été menées pour dénoncer le « laxisme » des politiques qui transforme le Maroc en « poubelle de l’Occident ».

Le ministère marocain de l’environnement avait prétendu que l’importation des déchets respectait les normes internationales dont la convention de Bâle qui encadre le traitement des déchets.

Nouvellement créée, la Coalition marocaine pour la justice climatique a réagi à ces déclarations en condamnant l’importation et en demandant au gouvernement de rendre publiques les conventions et les informations relatives à l’importation de ces déchets.

« Quand on sait que c’est au moins 20% du commerce mondial des déchets qui est illégal, on est en droit de se poser la question de la fiabilité des contrôles sur la nature des déchets arrivés à Jorf Lasfar », peut-on lire dans le site de l’association.

« Sous prétexte d’importer des déchets non toxiques, ou bien d’importer des produits usés mais encore en état de marche, ce sont des tonnes de reliquats de consommation qui se retrouvent dans les décharges du sud », ajoute la coalition.

Toujours d’après la coalition, « au Maroc, 48 décharges encadrées pour 300 décharges sauvages, appellent toute notre vigilance. Plus que jamais nous avons donc besoin de faire toute la lumière sur la nature des déchets transportés ».

Une pétition est en ligne, adressée au Premier ministre et au ministère des Affaires étrangères, a déjà recueilli plus de 20 204 soutiens pour interdire l’importation de ces déchets.

Pour rappel, l’affaire des déchets intervient alors que Marrakech se prépare à accueillir en novembre prochain de la conférences annuelles de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), une importante rencontre internationale consacrée aux effets des changements climatiques.

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