Cinéma

Cinéma africain: L’ombre du Baobab en ouverture à Khouribga

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Le rideau a été levé, samedi soir, sur la 19ème édition du festival du cinéma africain de khouribga, avec la participation d’une pléiade d’artistes et de critiques provenant de 12 pays africains.

La cérémonie d’ouverture de cette édition a été marquée par un vibrant hommage au cinéma tunisien à travers son icône le réalisateur Tahar Chériaa, considéré parmi les figures de proue du cinéma africain.

L’ouverture a été également ponctuée par la projection du film Tahar Cheriaa à l’ombre du Baobab, de son réalisateur Mohamed Challouf, qui représente le portrait de cette prouesse africaine pendant 68 minutes, de ce père incontestable du panafricanisme cinématographique et fondateur des journées cinématographiques de Carthage, premier festival de cinéma en Afrique et dans le monde arabe (1966).

Le film raconte l’histoire de l’amitié de Cheriiaa avec les pionniers du cinéma en Afrique comme Sembene Ousmane, Tawfik Salah, Timite Basoori et tant d’autres qui, au lendemain de l’indépendance ont déployé toute leur énergie pour créer les premières images authentiques de l’Afrique post-coloniale et indiquer la voie pour des cinématographiques africaines capables de contribuer à la modernisation du continent en prenant en charge sa propre image dans la dignité et le respect de soi.

Le jury de la compétition officielle, présidé par le philosophe français, Edgar Morin, comprend le réalisateur marocain Yassine Fennane, la journaliste marocaine Aicha Akalay, la journaliste tunisienne Houda El Amri, l’actrice brukinabaise Maimouna N’Daye, la productrice italienne Rosanna Sergin et le Guinéen Mama Keita.

La cérémonie a connu la présence du ministre du Tourisme, Lahcen Ahdad, du wali de la région de Beni Mellal Khenifra, du gouverneur de Beni Mellal, du président de la région, des élus et des acteurs de la société civile.

Parmi les films en compétition figurent, notamment, « La route d’Istanbul » du réalisateur et producteur franco-algérien Rachid Bouchareb,  »Dicta Shot » (Ksar el Dahcha) du Tunisien Mokhtar Ladjimi,  »La lune est tombée » du Guinéen Gahité Fofana, « Avant la cohue de l’été » (Before the Summer Crowds) de l’Egyptien Mohamed Khan, « Fille de sa mère » co-réalisé par les Burkinabés Carine Bado et Armel Sawadogo, « Starve your dog » (Affame ton chien), « A mile in my shoes » et « Fidaa » respectivement des réalisateurs marocains Hicham Lasri, Said Khallaf et Driss Chouika, et  »Le retour du Roi » de Roger Nahum (Bénin-Maroc).

La 19è édition du Festival du cinéma africain de Khouribga, qui constitue un événement marquant du 7ème art africain, a pour objectif de promouvoir les récentes productions cinématographiques à l’échelle du continent.

Un hommage vibrant sera rendu à cette occasion à plusieurs figures des cinémas marocain et africain, dont le réalisateur Abdelkrim Mohamed Derkaoui et l’icône du cinéma africain Tahar Cheriaa. « C’est un des noms qui resteront gravés dans la mémoire du cinéma africain car il a fait de l’image de l’Afrique dans le monde une de ses priorités essentielles. Un combat acharné mené par le regretté pour que le continent noir s’affirme et se fasse une place honorable dans le monde », selon les organisateurs.

Cette 19ème édition mettra en lumière la place du scénario dans le cinéma africain à travers un colloque sur « La question du scénario dans les cinémas africains », qui aura lieu dans les locaux de la Médiathèque de Khouribga.

Prennent part à ce colloque plusieurs personnalités et professionnels du monde du 7ème art, dont le réalisateur, producteur et scénariste sénégalais Mansour Sora Wade, le réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo et le jeune scénariste et réalisateur marocain Hicham Lasri.

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