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Ouverture en grandes pompes des jeux paralympiques de Rio

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Le stade mythique du Maracana a accueilli en grandes pompes, mercredi soir, l’ouverture de la XVe édition des Jeux paralympiques d’été (7 au 18 septembre courant à Rio.

Il s’agit du plus grand événement au monde mettant à l’honneur des sportifs handicapés, organisé pour la première fois en Amérique du Sud.

La cérémonie a débuté par une performance époustouflante de l’athlète américain, Aaron Welche, qui s’est élancé en fauteuil roulant d’une rampe-tremplin de 17 mètres à la façon d’un sauteur en ski, offrant l’un des moments les plus électrisants de la cérémonie, avec des feux d’artifice.

Conçue par l’écrivain Marcelo Rubens Paiva, le designer Fred Gelli et l’artiste Vik Muniz, la cérémonie a rendu hommage aux 4.300 athlètes de plus de 160 pays qui concourront dans 22 disciplines sportives pour décrocher l’une des 2.642 médailles paralympiques.

Entre représentation de la culture de la plage carioca, les airs de samba, les spectacles de danse en tenues multicolores et l’interprétation de l’hymne national brésilien par le pianiste Joao Carlos Martins, la cérémonie d’ouverture a célébré les valeurs communes du respect des différences, de la solidarité, de l’amour et du vivre ensemble, le temps d’un spectacle ayant connu la participation de 500 personnes, dont des artistes et des chorégraphes, et près de 2.000 bénévoles.

Le public du stade Maracana a aussi eu droit au traditionnel défilé des délégations olympiques participant à cet événement, ouvert par le nageur syrien Ibrahim Al Hussein, membre de la première équipe de réfugiés paralympique aux cotés de l’iranien Shahrad Nasaj.

La délégation marocaine, composée de 26 athlètes engagés dans 3 disciplines, était emmenée par l’athlète Azeddine Nouiri, médaillé d’or au lancer du disque lors des jeux paralympiques de Londres, désigné porte-drapeau du Maroc lors de la cérémonie d’ouverture.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture, le président du Comité d’organisation des Jeux 2016, Carlos Nuzman s’est dit fier de sa ville Rio de Janeiro, en relevant que l’objectif de ces jeux est d’ériger « un monde meilleur, où tout un chacun pourra marcher la main dans la main sans obstacles ».

« Alors que beaucoup doutaient, nous, Brésiliens, avons construit. Nous sommes le pays qui réalise l’impossible », s’est-il réjoui.

Abondant dans ce sens, le président du Comité International paralympique (CIP), Sir Philip Craven, a relevé que « dans un pays qui a fait face à de très grands défis, les athlètes paralympiques vont changer votre perception d’un monde limité à celui de possibilités et d’opportunités infinies ».

« Montrez au monde qu’il n’y a pas de +Eux+, mais plutôt un +Nous+ », a-t-il poursuivi, en appelant à la création d’' »un monde où les personnes sont perçues comme un ensemble quelles que soient leurs capacités, couleur et nationalités ».

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a brillé par son absence lors de la cérémonie d’ouverture, une première depuis 1984, tandis que le président Michel Temer a été hué plusieurs fois par le public du Maracana, comme ce fut le cas lors de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Rio, le 5 août dernier.

Lorsque M.Temer, qui a succédé la semaine dernière à l’ex présidente Dilma Rousseff suite à sa destitution par le Sénat, est monté à la tribune d’honneur pour déclarer ouverts ces jeux, il a essuyé une clameur hostile de la part des dizaines de milliers de spectateurs présents.

La réaction du public traduit quelque peu la désapprobation populaire à l’égard du président Michel Temer, qui a fait l’objet de manifestations hostiles quelques heures plus tôt à Brasilia, alors qu’il prenait part au traditionnel défilé militaire de la fête nationale du Brésil.

Hormis cette fausse note, les directeurs artistiques ont réussi à monter un spectacle alliant technologie, danse et effets spéciaux, pour une grande fête d’ouverture pour les Jeux paralympiques, dont l’un des moments forts était la danse de la championne paralympique américaine de snowbord, Amy Purdy, aux côtés d’un bras articulé géant, incarnant la symbiose de l’homme et de la machine.

L’autre moment fort de cette cérémonie était sans aucun doute l’allumage, sous une pluie battante, de la vasque olympique par le nageur brésilien Clodoaldo Silva, surnommé le « requin paralympique ».

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