Cinéma

Festival de Tanger: « Le nom que tu portes » rafle le grand prix

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Le court-métrage de fiction « Le nom que tu portes », du réalisateur québécois Hervé Demers, a remporté le grand prix du 9ème Festival international du film de Tanger, qui a pris fin samedi soir.

Le film (17 min) relate l’histoire d’un voyage tendre où le père et le fils traceront leur voix vers une nouvelle conciliation. Ce jour-là, Vlace frappe un camarade de classe et écope d’une suspension. Venu le récupérer à l’école, son père Sasha est contraint de l’emmener avec lui sur sa route de livraison. Ce périple intime sera l’occasion de lever le voile sur le secret de Vlace et donnera lieu à une rencontre inattendue entre père et fils.

Dans cette même catégorie, le prix du meilleur montage est revenu au court-métrage « 90 Grad Nord » du réalisateur américain Detsky Graffam, alors que les prix de la meilleure cinématographie et du meilleur scénario ont été attribués, respectivement, aux films « A New Home » du réalisateur slovaque Ziga Virc et à « Ave Maria » du Palestinien Basil Khalil.

S’agissant du prix du meilleur documentaire, il est revenu au film « NouN » de la réalisatrice irakienne Aida Schlaepfer, alors que les prix du jury et de la meilleure réalisation dans cette catégorie ont été décernés, respectivement, aux films « Nobody dies here » du Français Simon Panay et « The tibetan girl » du cinéaste chinois Jin Huaqing.

Le prix du meilleur montage est revenu au documentaire « Van water Druppels » de la réalisatrice Jeannice Adriaansens, alors que les prix de la meilleure cinématographie et du meilleur scénario ont été attribués aux films « Polana » des Slovaques Ivan Krsiak et Lubomir Viluda et à « Big wave in the basque » de l’Espagnol Jesus Delgado.

Le jury du court métrage était présidé par le célèbre réalisateur espagnol Jorge Dorado aux côtés de l’acteur égyptien Khaled Abou Annaja, du producteur taïwanais Vanson Wong, de l’acteur russe Daniel Horvath et de l’actrice marocaine Nadia Alami. Quant au jury qui a délibéré pour la compétition des documentaires, il comprenait le marocain Abdellah Abou Awad (président), le producteur saoudien Abdelaziz Damir et la vice-présidente de production en Egypte, Sanae Chikh.

Lors de la cérémonie de clôture du festival, un hommage posthume a été rendu au défunt acteur et costumier tangérois, Laarbi Yaccoubi, qui s’est éteint en avril dernier à l’âge de 86 ans. Feu Larbi a incarné des rôles dans Hamlet et Othello, entre autres. Sans trahir sa passion de comédien, il a succombé aux charmes distraits et expressifs des costumes, alternant des touches de costumier ou d’acteur dans plusieurs pièces.

Cette édition a connu la participation de 45 films représentant différents pays des quatre coins du monde, permettant à la ville du Détroit de renouer avec sa vocation de carrefour incontournable du 7ème art.

Un total de 27 courts métrages représentant le Liban, l’Egypte, la Palestine, l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Portugal, la Pologne, l’Italie, le Slovénie, la Jordanie, la Suisse, la Grande Bretagne, l’Autriche, le Monténégro, la Colombie, les Etats-Unis, le Canada et le Maroc étaient en lice pour le grand prix de ce festival, initié par l’association Annour.

Treize autres courts métrages documentaires étaient en lice pour la deuxième compétition et représentaient l’Egypte, la Syrie, la Tunisie, l’Iraq, l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Slovaquie, la Hollande, la Colombie et la Chine. Parallèlement aux compétitions officielles, cinq films panoramiques ont été programmés. Il s’agit des « A mile in my shoes » (Maroc), « Le groupe des turbulents » (Allemagne), « La croisée des chemins » (Turquie), « La légende » (Egypte) et « Histoire d’Eau » (Corée du Sud).

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