Politique

Benkirane à Asharq al-Awsat : « Nous arriverons en tête des élections du 07 octobre »

Abdelilah_Benkirane

Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a indiqué que son avenir politique restait tributaire d’une victoire à la circonscription électorale de Salé, où il est candidat aux Législatives en tant que mandataire de liste du parti de la Lampe, soulignant que sa candidature dans cette circonscription constitue  »un véritable test » pour lui et non pour le parti.

Dans une interview, publiée mardi par le journal « Asharq al-Awsat », M. Benkirane a dit que sa candidature aux élections législatives est un  »test » pour sa personne et non pas pour le Parti, assurant qu’un échec dans ce test signerait la fin de son parcours politique.

Le secrétaire général du PJD est en lice au niveau de la circonscription de Salé aux côtés d’autres figures politiques de poids et qui jouissent d’une grande popularité, en l’occurrence Driss Sentissi, membre du bureau politique du Mouvement populaire (MP), Noureddine Lazrak, membre du bureau exécutif du Rassemblement national des indépendants (RNI), et Rachid El Abdi, du Parti Authenticité et modernité (PAM).

Par ailleurs, M. Benkirane a prédit que son parti serait en tête des élections du 07 octobre et ses résultats dépasseront ceux obtenus aux législatives de 2011.

« Nous arriverons en tête du paysage politique. Nous aurons les premières places (…) Il m’est difficile d’avancer un chiffre, mais il est fort possible que nous allons dépasser les résultats de 2011 », a-t-il assuré.

S’agissant de l’abaissement du seuil électoral de 6% à 3% et son impact sur le parti pour gagner la première place, M. Benkirane a estimé que l’impact du seuil sur les résultats d’un parti lors des échéances reste minime si le parti est fort, notant toutefois que le PJD pourrait perdre, en conséquence, deux à trois sièges, au maximum.

En réponse à une question relative à la transparence des prochaines élections, M. Benkirane a souligné que le Roi Mohammed VI a réitéré à plusieurs reprises l’importance du déroulement des élections dans un climat sain et compétitif, ajoutant que le gouvernement veille, de son côté, à garantir les conditions d’une compétition libre et loyale entre tous les partis.

Revenant sur son expérience gouvernementale, le secrétaire général du PJD a relevé que « la principale leçon qu’il a pu tirer est que la réforme est un processus difficile, pénible et de longue haleine », expliquant, toutefois, que l’appel à la réforme trouvera toujours bon entendeur.

Concernant la gestion des différences dans les convictions et les idées politiques au sein du gouvernement sortant, M. Benkirane a assuré que la cohérence entre les différentes composantes du gouvernement n’était pas qu’une simple apparence mais plutôt réelle, en dépit de quelques tensions qui pouvaient apparaître entre certaines composantes de la Coalition, mais qui n’étaient pas fortes.

S’agissant de l’existence d’une « troisième voie » incarnée par la Fédération de la gauche démocratique (FGD), M. Benkirane a indiqué que cette formation est un adversaire idéologique. « Mais je crois que ce sont des gens sérieux et au moins nous aurons affaire à des acteurs (politiques) sérieux, car nous sommes contre l’exclusion », a-t-il confié. A cet égard, le secrétaire général du PJD considère la démocratie comme une arène, qui en intégrant l’ensemble des acteurs de la société, celle-ci serait rassurée pour son avenir, ajoutant que cette formation (FGD) est un petit parti qui n’est pas représenté au parlement sortant, mais il peut faire son entrée au Parlement et remporter des sièges. C’est en soi quelque chose de positif ! ».

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