FIFM: Béla Tarr donne le coup d’envoi de la 16è édition

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Le réalisateur hongrois Béla Tarr a donné, vendredi, le coup d’envoi du Festival international du film de Marrakech, une 16è édition marquée par l’absence de film marocain en compétition officielle.

Quelques jours seulement après avoir accueilli le gratin mondial de la politique à l’occasion de la conférence sur le climat, Marrakech déroule de nouveau le tapis rouge, cette fois au monde du cinéma. La cité ocre renoue avec son festival, celui des strasses, des paillettes, mais surtout celui des œuvres cinématographiques.

Côté strasses et paillettes, la 16è édition s’est ouverte par le traditionnel défilé sur tapis rouge scruté comme à l’accoutumé par les Marrakchis qui n’ont pas hésité à brader la pluie pour accueillir des grandes stars mondiales, mais dont les ovations ont été réservées aux nationaux, notamment « Abderraouf » auquel le festival rendra un hommage.

La cérémonie d’ouverture  s’est ensuite poursuivie dans l’ambiance sélective de la salle des ministres où les membres du jury présidé par le réalisateur hongrois Béla Tarr ont prononcé chacun dans leur langue le traditionnel discours d’ouverture.

Côté œuvres. Le festival s’est ouvert sur le dernier né du réalisateur Kim Jee-Woon « Edge of shadow », une plongée dans la Corée des années 20 occupée par le Japon, première déclinaison des multiples univers auxquels les festivaliers pourront accéder avec la centaine d’œuvres proposées durant neuf jours.

Parmi les œuvres, quatorze films retenus en compétition officielle feront l’objet d’une attention particulière de la part des membres du jury que sont l’actrice italienne Jasmine Trinca, la comédienne marocaine Fatima Harrandi « Raouia », l’acteur scénariste français Kalki Koechlin, le réalisateur français Bruno Dumont, l’actrice canadienne Suzanne Clément, l’acteur canadien Jason Clarke, le réalisateur danois Bille August et Lisandro Alonson, réalisateur argentine.

Grosse déception. Aucun film marocain n’est en lice. Les cinéphiles marocains pourront se consoler avec  l’unique œuvre marocaine présente hors-compétition. Il s’agit de « Mon oncle » de Nassim Abassi

Les films en lice pour l’Etoile d’Or sont « All of a sudden » de Asli Özge (Allemagne, France et Pays-Bas), « le Christ aveugle » de Christopher Murray (France et Chili), « The Donor » de Zang Qiwu (Chine), « The Fits » de Anna Rose Holmer (États-Unis), « Fixeur » de Adrian Sitaru (Roumanie et France), « Heartstone » de Gudmundur Arnar Gudmundsson (Danemark et Islande), « L’histoire d’une mère » de Sandrine Veysset (France) et « King of the Belgians » de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique, Pays-Bas et Bulgarie), « Knife in the Clear water » de Wang Xuebo (Chine), « Mister universo » de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche et Italie), « Parting » de Navid Mahmoudi (Iran et Afghanistan), « The Road to Mandalay » de Midi Z (Taïwan, Birmanie, France et Allemagne), « Shepherds and Butchers » d’Olivier Schmitz (Afrique du Sud, États-Unis et Allemagne), « Zoology » d’IVAN I. Tverdovsky (Russie, France & Allemagne).

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