L’université Cadi Ayyad contribue à la découverte de 7 exoplanètes

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L’université Cadi Ayyad a contribué avec fierté aux côtés de la NASA à la découverte d’un système de 7 planètes potentiellement habitables,

grâce au télescope TRAPPIST-Nord installé deux mois à peine au niveau de l’Observatoire astronomique d’Oukaimeden relevant de l’Université.

Les sept planètes dont trois sont susceptibles d’abriter la vie se situent à seulement 40 années-lumière de distance du système solaire et ont été détectées au fur et à mesure qu’elles passaient devant leur étoile mère, « l’étoile naine » ultra-froide connue sous le nom de TRAPPIST qui fait près d’un dixième de la taille du Soleil.

Le Directeur de l’Observatoire de l’Oukaimeden, Zouhair Benkhaldoun, a fait savoir dans un entretien accordé à la MAP, que cette découverte vient couronner un programme de recherche scientifique sur les exoplanètes lancé depuis 2010 au niveau du laboratoire de Physique des Hautes Energies et d’Astrophysique au sein de la Faculté des Sciences Semlalia, relevant de l’Université Cadi Ayyad Marrakech.

« Nous avons opéré les observations à travers le télescope TRAPPIST installé au niveau de l’Observatoire de l’Oukaimeden, en coopération avec l’université belge Liège, avec l’aide de plusieurs télescopes installés dans différents coins du monde, notamment au Chili, aux Iles Canaries et à Hawai », a relevé Benkhaldoun.

Il a également noté qu’après l’analyse des données morphologiques des planètes, il s’est avéré qu’elles sont rocheuses et de taille comparable à celle de la terre, dont trois se trouvent dans la zone habitable.

« Les sept planètes se trouvent à une bonne distance par rapport à l’étoile pour que puisse régner dans l’atmosphère une température équivalente à ce que nous avons sur terre, c’est le cas pour trois des sept planètes découvertes », a expliqué le chercheur marocain en astronomie.

Benkhaldoun a aussi noté que l’Observatoire de l’Oukaimeden compte cinq co-pôles en plus d’une expérience à ciel ouvert menée en coopération avec une université américaine.

Il a, à cet effet, précisé que les projets en cours s’intéressent à plusieurs thématiques, notamment les petits corps du système solaire, la recherche et la découverte des astéroïdes et des comètes, les exoplanètes, le suivi des trajectoires des satellites, outre un projet initié en coopération avec l’institut spatial coréen.

L’expert spatial a aussi évoqué le projet élaboré avec l’université King Abdelaziz dédié à l’observation de la lune, un programme qui mesure ce qui se passe à la haute atmosphère « l’ionosphère » en relation avec la thématique et la météorologie de l’espace, ainsi qu’un programme sur l’étude des trajectoires des météores (étoiles filantes) qui sont les chutes des débris des petits corps célestes.

S’agissant de la promotion de l’Observatoire, Benkhaldoun estime qu’elle a été très bien assurée grâce aux nouvelles découvertes à l’international, lequel exploit a été renforcé par plus de cinq accords internationaux.

Toutefois, le directeur de l’Observatoire insiste sur une meilleure communication en interne pour que son établissement puisse avoir plus de reconnaissance à l’échelle nationale de la part des responsables et autorités et se transformer, par conséquent, en une institution nationale qui œuvre en faveur de la recherche scientifique en astrophysique, laquelle discipline est très bien ancrée dans l’université Cadi Ayyad avec un laboratoire qui comprend une vingtaine de chercheurs et de doctorants.

« Que cette expérience fasse des émules ailleurs dans les autres universités marocaines », a-t-il souhaité.

Le télescope TRAPPIST-Nord est en train de rééditer l’excellent succès du Télescope MOSS qui, lui aussi, dès son installation en 2011 avait découvert de nouvelles comètes (au nombre de quatre aujourd’hui) et de nouveaux Astéroïdes Géo-croiseurs (Quatre aussi), avec plus d’un million de mesures envoyées au « MinorPlanete Center », relevant de de l’Union Astronomique Internationale.

L’Observatoire de l’Oukaimeden se positionne parmi les 10 meilleurs au monde dans la découverte des petits corps du système solaire (7ème en 2016 et 37ème de tous les temps sur plus de 500 observatoires).

La nouvelle découverte prouve l’excellence de la plateforme de recherche de l’Université Cadi Ayyad et le dynamisme des chercheurs qui sont derrière cet acquis unique au Maroc et dans la région.

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