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Au Maroc, les femmes gagnent environ 17% de moins que les hommes

Les femmes gagnent environ 17% de moins que les hommes, malgré le recul des disparités salariales entre les deux sexes, à niveaux académiques et expériences professionnelles égaux.

Les femmes gagnent environ 17% de moins que les hommes, malgré le recul des disparités salariales entre les deux sexes, à niveaux académiques et expériences professionnelles égaux, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, et OCP Policy Center.

Selon un ouvrage portant sur l’égalité de genre, politiques publiques et croissance économique au Maroc, réalisé par la DEPF et OCP Policy Center, les femmes sont essentiellement embauchées dans les secteurs à faible productivité, pour occuper des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés.

Les femmes urbaines, notamment, celles diplômées de niveau supérieur, sont plus concernées par le chômage, avec un taux moyen de 22,8% entre 1999 et 2014 contre 14,9% pour les hommes, soit un écart de près de 8 points, fait savoir l’ouvrage.

En milieu rural, les femmes souffrent plutôt d’une discrimination en termes d’accès à un travail rémunéré, précisent les auteurs de l’ouvrage, notant que 73,6% des femmes rurales actives occupées en 2013 ont le statut d’aide familial et apprenti sans rémunération.

« La participation des femmes marocaines à la vie active demeure limitée », selon la même source, qui relève que le taux d’activité pour les femmes est de 25,3% en 2014 (après 30% en 1999) contre 72,4% pour les hommes, soit un écart de plus de 47 points.

En outre, l’écart entre l’activité des femmes et des hommes est davantage significatif en milieu urbain, où le taux d’activité des hommes est plus de trois fois supérieur à celui des femmes, contre un écart de plus du double en milieu rural.

Quant à l’accès à l’éducation, des avancées ont été enregistrées, fait remarquer l’étude, estimant que des défis importants restent au regard des taux de déperdition et d’analphabétisme qui demeurent élevés surtout chez les filles rurales.

L’accès aux services de santé s’est considérablement amélioré ces deux dernières décennies en matière de santé reproductive, de la mère et de l’enfant, indique la même source, notant que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour réduire davantage les taux de mortalité infantile et maternelle qui restent importants dans le milieu rural.

Pour ce qui est de l’accès au logement décent et aux infrastructures de base, les efforts déployés pour assurer une offre adéquate à la portée de l’ensemble des catégories socioéconomiques, dans la perspective d’améliorer le cadre de vie des citoyennes et des citoyens se sont traduits par une réduction de l’enclavement des zones rurales, une augmentation des taux d’adduction en eau potable des ménages ruraux et par une amélioration d’accès au logement.

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